L
ors de la convention démocrate qui se déroulait à Denver ces derniers quatre jours, Barack Obama a énoncé son discours qui vient de se terminer hier soir. Il a accepté, avec évidemment la grande joie des participants présents au stade, d'être de la partie en vue d'être président des États-Unis. Bien sûr, après son discours, les analystes politiques s'y mettent à coeur-joie.
Reste que sans l'avoir suivi pendant sa course à la tête du parti démocrate contre Hilary Clinton, il est intéressant de l'écouter parler. Il met l'emphase sur les gens de la classe moyenne qui perdent leur emploi, l'économie qui va mal, l'environnement avec des énergies renouvelables, l'avortement et le mariage gai. Il aborde ces deux derniers sans tomber dans le débat et sans poser de position claire.
Enfin, s

on discours est à l'opposé de celui des républicains et bien des gens en dehors des États-Unis, qui sont concernés par leur politique étrangère, pensent qu'un Barack Obama apportera de l'air frais à Washington. Il est effectivement temps de changer les moeurs : basta les baisses d'impôts aux grandes compagnies pétrolières, ce sont 95% des gens, les étatsuniens moyens, qui en profiteront. Les riches ne seront pas autant chouchoutés qu'avec le clan W Bush.
Les citoyens sont laissés à eux-mêmes quand ils sont malades, voilà l'intérêt d'un système de santé public accessible. Offrir aux jeunes une éducation de qualité et leur offrir un avenir au lieu de les laisser à eux-mêmes.
John McCain a bien sûr des chances de l'emporter, mais à voir ce qui se passe, il porte un lourd baggage avec les deux mandats désastreux de Georges W Bush. Il devra probablement convaincre les indécis que les erreurs ne seront pas répétés. Une chance pour lui, il peut compter sur une base de fidèles, des purs et durs républicains qui ne voteront jamais pour autre chose qu'un homme blanc.
Mais même si on comme les américains écoeurés de l'arrogance du gouvernement américain, est-ce que l'élection des démocrates sera bénéfique pour nous autres.
Les démocrates sont encore plus protectionnistes que les républicains.