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rand débat cette semaine avec les coupes de 45 millions de dollars qui permettent à des artistes de s'exporter. Une goutte d'eau par rapport au budget total du fédéral. Évidemment, l'idée n'est pas réellement de faire une économie à grande échelle, mais plutôt de remporter des votes chez une population qui croit que 45M$ fera une différence sur leur chèque de paye.
Harper a bien fait, à son sens à lui, de couper dans la culture. La culture est majoritairement chose d'une nation distincte, moins celle de gens de l'Ouest qui importent massivement des séries états-uniennes et une culture du Sud, ainsi que pour des raisons idéologiques. Et puis après tout, les artistes, qui sont les plus touchés par ces coupes, ne votent pas pour les Conservateurs de toute façon.
Le vrai scandale n'est pas que le gouvernement Harper ait décidé de délaisser la culture et ses subventions. Le vrai problème est que la population ne s'en formaliste pas et qu'elle ne tient pas mordicus à ce qui les définis en tant que collectivité. Si ça avait été le cas, si les gens voyaient l'importance de la culture dans leurs vies, jamais Harper n'aurait touché à la culture. Surtout s'il veut séduire plus de québécois pour éventuellement remporter plus de comptés.
Les artisans ont bien raison de chialer, mais malheureusement, sauf certains intellectuels qui les supportent, peu de gens se trouvent derrière eux.