C.R.A.Z.Y.

J
e sais que deux mois après la sortie de C.R.A.Z.Y. il est peut-être un peu tard pour en parler, mais je tenais à le faire. C'est un film incroyablement bon. J'ai tardé à le voir, ma copine voulant voir d'autres films plus action. Finalement, elle a regretté ne pas l'avoir vu avant.

Réellement, les acteurs sont magnifiques. Que ce soit Michel Côté, Marc-André Grondin ou les autres, ils sont fascinants.

Le film nous montre les relations père-fils qui sont mis de l'avant et qui sont très réalistes en plus de nous faire voir les réactions d'une famille face à l'homosexualité. J'ai lu des critiques d'Internautes et certains disent ne pas aimer les longueurs ! Quels longueurs* ?? Le film est un délice du début à la fin.

Le père Beaulieu qui chantait à répétition Emmenez-moi de Charles Aznavour, aurait peut-être dû entendre Comme ils disent du même chanteur. À moins qu'elle n'existait pas à l'époque ?? Du moins on redécouvre la bonne musique.

Pour ceux qui ne l'ont pas vu, c'est un film à voir absolument. Il est encore à l'affiche, jusqu'au 4 août dans certains cinémas.

* Et c'est quoi cette idée de dénigrer un film par ses longueurs ? Est-ce qu'on est rendu si habitués aux bang-bang pow-pow continuels des films d'actions que lorsqu'il y a un moment sans action on s'emmerde ?? Les «longueurs» permettent souvent d'établir une atmosphère dans le film, faire ressentir une lourdeur, un malaise au spectateur.

publié par le 30 juillet 2005 11:50 | 262 mots | Commentaires 5 | Permalink | haut

Dépôt du rapport elbaid

D
épôt du rapport elbaid
MONTRÉAL -- Après le dépôt du rapport Romanow et celui de hier, le rapport Ménard sur la santé, voilà qu'un autre rapport sort aujourd'hui même, présenté par le propriétaire du blogue ESPACE À LOUER, blogue pas trop tellement beaucoup influant, il va sans dire.

Ce qui ressort de ce rapport, c'est qu'il y a trop de rapports qui sont commandités par les contribuables et qu'il n'y a pas assez d'actions effectués sur le terrain. On écrit des pages et des pages pour faire des recommendations, qui pour la plupart ne seront pas suivies de toute façon. À titre d'exemple, le rapport Romanow a coûté 14,6 millions de dollars au fédéral : est-ce que sa recommendation de transférer 5 milliards aux provinces à été suivie ? Non.

Il est effectivement mentionné dans le rapport elbaid que le domaine de la santé est devenue une machine tellement lourde, tellement crasse, que les gens qui l'entretiennent font preuve d'un tel immobilisme, que rien ne bouge et il est difficile d'y apporter des changements.

Les recommendations du rapport elbaid ont tellement de sens et de logique qu'aucune ne sera retenue par le gouvernement :

  • Gérer tout le système de la santé comme si c'était une entreprise : pas 5 gestionnaires pour une infirmière, mais un gestionnaire pour des équipes d'au moins 25 personnes.
  • Faire l'évaluation de chaque service de santé subventionné par l'État. Éliminer ceux qui ne rapportent pas suffisamment de services à la population ou qui peuvent être intégrés par d'autres organismes.
  • Mettre un frein à l'augmentation de la masse salariale, principale dépense dans la santé. Augmentation au prorata de l'augmentation du coût de la vie, pas plus.
  • Mettre en place le ticket modérateur est une bonne idée. Péter la gueule du monde à Ottawa* et l'implanter.
  • Une fois le ticket modérateur mis en place, retourner à Ottawa, leur repéter la gueule et régler une fois pour toutes le problème du déséquilibre fiscal
  • Botter le cul aux jeunes et le système scolaire : une heure d'exercice physique pour tous, tous les matins avant de débuter les cours; c'est prouvé cela augmente la concentration et évidemment renforce la santé de ses pratiquants.


Le rapport elbaid mets en lumière des lacunes dans les propositions du rapport Ménard, comme celle d'imposer une augmentation supplémentaire de 1% sur la TVQ. « Cette recommendation est une ineptie, souligne-t-il, puisqu'il ne réglera pas le problème : taxer davantage pour se rendre compte finalement qu'il faudra retaxer encore pour subvenir aux besoins dont la demande "explose" ». Le président de la commission elbaid avoue du même souffle que la recommandation d'initier le privé tout en permettant la population d'y accéder avec la carte soleil, semble intéressante.

Finalement, selon le rapport, il ne s'agit pas la qu'une question de sous, mais aussi une question de mentalité. « Il faut apprendre aux plus anciens baby-boomers qu'il est inadmissible de "parker" leur vieux à l'hopital pour pouvoir jouer au bingo !» peut-on lire quelque part dans le document.

Il va de soit que les centrales syndicales n'endossent aucunement ce rapport, qui est très, très bâclé lui aussi.

Coût du rapport elbaid : 1,36$.

À lire : Solidarité des Générations (rapport Ménard).
* Une loi fédérale empêche de l'implanter.

publié par le 29 juillet 2005 01:57 | 592 mots | Commentaires 9 | Permalink | haut

Gastronomie

O
n peut dire que la gastronomie a fait un incroyable bon à l'avant depuis une dizaine d'années au Québec. Comme si on voulait absolument nous rattraper sur le retard pris depuis des lustres. La bouffe est tendance, on en parle partout, à la télé, dans les magazines et journaux, sur Internet et autour d'une table avec des amis et une bonne bouteille. Même qu'il en été question d'une recette sur ce site, dans le but très avoué de vous faire baver. ;)

Il s'agit là d'un plaisir de vivre que de plus en plus de gens adhèrent. Fini les pâtés chinois, le ragoût de pattes et la simple tourtière. Nous voilà avec des plats élaborées, conçus avec des aliments de qualité et provenant de plus en plus de d'autres régions du monde et de notre terroir. On s'ouvre de plus en plus aux nouvelles saveurs, on n'hésite pas à faire preuve de créativité et expérimenter... des fois pour épater nos amis ! souvent pour s'épater nous-même.

Les marchés publics sont de plus en plus populaires, on voit des foules chaque fin de semaine, que ce soit au Marché Jean-Talon, au Marché Atwater ou d'autres qui s'ajoutent, l'espace d'un été, partout à travers le Québec. À ces marchés se greffe des boutiques spécialisées : une en huile d'olives, une autre en épices, encore une autre en viandes de veau, etc. On y trouve une gamme de produits qu'il était impossible de dénicher il y a quelques années à peine. Grâce à ces marchés publics, il est possible de rencontrer directement les producteurs et de leur poser les question qui nous titillent.

Même tendence pour les alcools. On visite de plus en plus la SAQ et on n'hésite pas à y prendre des cours sur le vin pour affiner nos connaissances. On fait des explorations, de plus en plus vers le nouveau monde : Californie, Chili, Australie, Nouvelle-Zélande, etc. On découvre les vins de glace, les cidres de glaces, fabriqués dans ce pays nordique. On découvre aussi les bières importées ou de micro-brasseries, on laisse de plus en plus tomber les Molson, Labatt et compagnie.

Chez les grands restos on n'hésite pas à mettre le paquet. Un petit tour chez Toqué ! une journée et on rêve, un petit instant, d'être aussi habile et imaginatif que Normand Laprise en aliments.
Des gens qui font partie de la gastronomie, de nos vies et qui sont presque aussi célèbres que les autres artistes de cinéma ou de la chanson. On pense à Jean Soulard, Daniel Pinard, Josée Di Stasio, Ricardo et les chefs uniques, qui n'ont pas leur émission télé, mais qui ont également leurs adeptes : Normand Laprise, Daniel Vézina, Martin Picard, etc.

Et question mettre le paquet, lorsqu'il s'agit d'une cuisine, le portefeuille peut paraître profond pour certains. De quoi faire rougir les cuisines de cuisiniers professionnels. Des pièces conçues de façon à être fonctionnelles, sobres et faciles d'entretien où l'inox est à l'honneur.

Non, vraiment, lorsqu'il est question de bouffe, il s'agit là d'un véritable plaisir et c'est tant mieux ! Bon Appétit !

publié par le 27 juillet 2005 13:19 | 544 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Les clauses de non-concurrence

P
eut-être vous est-il déjà arrivé de signer un contrat d'emploi sur lequel se trouvait une clause de non-concurrence. Ces clauses servent à limiter les fuites lorsque l'employé quitte l'entreprise qui l'a embauché. Par exemple cette clause stipulera que l'employé ne pourra pas travailler dans le même domaine que son travail actuel, si jamais il est mis à pied où s'il quitte l'emploi. Ces clauses peuvent varier en temps et sur un territoire donné : « pendant un an ou deux, tu ne pourras pas aller chez mes concurrents à travers l'Amérique du Nord. »

C'est une chose qu'on voit de plus en plus, surtout dans les domaines de la propriété intellectuelle ou chez les postes qui ont des contacts avec des clients importants. Sinon, vous voyez l'idée ? Je travaille dans une entreprise de consultants, par exemple, et deux ans après je décide d'aller voir ailleurs pour obtenir des meilleures conditions de travail. Sans clause de non-concurrence, je pourrais être tenté d'emporter une longue liste de bons clients chez mon nouvel employeur.

Autre exemple. Vous travaillez chez Microsoft, vous êtes un chercheur très accompli ayant un poste clé dans l'entreprise. Soudain, un jour, une entreprise concurrente vous offre un poste en Chine pour y implenter un centre de recherche. Google est une bonne compagnie, ayant une bonne image et surtout elle offre un défi stimulant. C'est de que le Dr Kai-Fu Lee a décidé de faire. Changer de cap. Maintenant, les deux entreprises se battent. Microsoft demande à Google et son ancien employé de respecter la clause de non-concurrence et de confidentialité qu'il a signé. Mais Google allègue que ces clauses de non-concurrence sont contraires à la loi du marché et la libre concurrence.

Qui a raison ? Peut-on empêcher un employé dans sa liberté de traivailler, qu'il soit embauché par une autre entreprise rivale ?

Vous êtes juge dans cette affaire, vous donnez raison à qui ?

1. Microsoft : je soutiens que si l'employé a signé une clause de non-concurrence il doit en subir les inconvénients. Les entreprises ont droit à la confidentialité de leurs informations et de protéger leurs investissements.
2. Google : les entreprises peuvent bien embaucher qui elles veulent, c'est à celle qui offre les meilleures conditions de gagner et on ne peut pas empêcher un individu dans sa liberté de travailler.

Sondage5

Lire l'article : Google vs. Microsoft: l'affaire 'chinoise' prend de l'ampleur.

publié par le 25 juillet 2005 12:30 | 424 mots | Commentaires 1 | Permalink | haut

D'autres explosions à Londres

C
omme vous le savez probablement, d'autres explosions ont eu lieu à Londres hier. Alors, voilà un petit sondage (simplement cliquer sur la réponse qui vous intéresse et les résultats seront affichés après avoir voté) :

Qui, d'après vous, a commis ces explosions à Londres ?

1. Les mêmes terroristes qu'il y a deux semaines
2. D'autres terroristes du même groupe
3. Des jeunes qui n'avaient rien d'autre à faire
4. Un membre de ma famille
5. Je ne sais pas
6. Quels explosions ? où ça ? quand ça ?

Sondage4

publié par le 22 juillet 2005 06:50 | 102 mots | Commentaires 6 | Permalink | haut

Difficile d'être homosexuel en Algérie

O
n parle beaucoup de l'homosexualité ces temps-ci, ici même avec le mariage, un avec l'Église et un autre avec l'acceptation dans d'autres pays islamistes. Comme on en parle jamais assez, pourquoi pas vous offrir un excellent texte tiré du numéro actuel de La Voix du Village -- un magazine gratuit que je vous invite à vous procurer, ils ont des textes très intéressants. Pour ceux et celles qui ne peuvent pas l'avoir, voici le texte de Pierre Salducci.

À peine née, la toute jeune maison d'édition normande Bonobo se distingue déjà en publiant un premier roman extraordinaire. Par-dessous la meïda est l'oeuvre d'un auteur algérien qui signe sous un pseudonyme tant il est encore risqué de parler de certaines choses à visage découvert.

Fort bien écrit, le livre raconte l'histoire d'amour et d'amitié qui unit deux cousins d'une passion aussi intense que secrète, jusqu'à ce que la vie les entraine sur des chemins différents. L'homosexualité dans ce livre est l'amour qui brûle les lèvres, mais ne dit jamais son nom. Les personnages ne se font jamais de déclarations et se disent encore moins « je t'aime». Pourtant, quand le narrateur évoque sa liaison avec son amant, il se montre formel: «Je n'avais aucune espèce de doute quant à ses sentiments pour moi » (p. 111).

RacismeComme l'explique très bien l'auteur, la société algérienne distingue les relations homosexuelles selon le rôle joué par les partenaires. Celui qui est actif n'est pas considéré comme homosexuel, c'est un homme, tout simplement. Mais celui qui est passif est un « pédé », et un pédé est un « pestiféré ». « Il faut le bannir dans le cas où son vice deviendrait de notoriété publique » (p. 33).

Du fait de son homosexualité et de sa vision sociale (particulièrement lucide), Aniss A. s'est toujours senti décalé par rapport aux autres. « Il me semble que j'ai toujours vécu en exil; en exil intérieur, le pire qui puisse exister. » À l'origine, rien ne destinait cet observateur attentif à prendre la plume. « À 15 ans, je pensais avoir trouvé la solution pour rompre mon isolement : Dieu serait mon seul compagnon. Je me suis plongé dans la prière et ne quittais pratiquement plus la mosquée. Hélas ! je finis par m'en convaincre, Dieu n'était pas là pour moi. Si bien qu'au début des années 90, quand le tsunami islamiste a déferlé sur l'Algérie, je correspondais exactement aux critères de l'ennemi à abattre : homosexuel, de peu de foi, francophone, viscéralement épris de paix... Par chance, j'étais tellement à côté depuis si longtemps que j'étais devenu transparent, invisible pour tout le monde. »

De son propre aveu, le romancier a entrepris la rédaction de ce récit, présenté sous la forme d'une longue lettre, parce que « les choses n'existent que si elles sont dites ou écrites. » En toile de fond, il nous livre une chronique de la vie quotidienne en Algérie et se fait le témoin d'un passé encore récent, marqué par la violence et une grande instabilité politique. « J'ai écrit cette histoire d'une seule traite, poussé par je ne sais quelle énergie, dans un état quasi second. Je savais que je me mettrais tout le monde sur le dos, les islamistes, bien sûr, les militaires, les démocrates algériens pour qui ce n'est pas le moment de revendiquer son homosexualité, mais le pire, c'est que je me mettais aussi à dos les gais eux-mêmes qui préfèrent rester "dans la nuit". J'ai éprouvé le besoin de parler, de dire qu'on existe. Et ça m'a fait du bien ! »

L'auteur évoque aussi l'immigration massive des Algériens, notamment des gais, vers le Québec et le Canada, surtout depuis que la France a fermé ses frontières. « Pour un Algérien, le Canada représente un pays de cocagne, et tout spécialement le Québec. Je ne m'étonne pas qu'il y ait beaucoup de jeunes Algériens qui demandent le statut de réfugié politique. Dans les pays arabes, sur le plan de l'homosexualité, il est illusoire d'attendre des progrès de la part des dirigeants, aussi sympathiques puissent-ils paraitre... »


Dans le magazine, il y a d'autres textes dont un reportage « L'homosexualité : est-ce vraiment drôle ? » qui parle des humoristes qui peuvent aborder un sujet qui peut être délicat certaines fois. Il y a aussi un texte d'un auteur qui a participé à un concours dans le cadre de la Journée nationale de lutte contre l'homophobie et qui s'intitule « Les talons hauts ». Deux textes que je pourrais publier si cela vous intéresse.

publié par le 20 juillet 2005 02:02 | 810 mots | Commentaires 11 | Permalink | haut

S'offusquer facilement

J
'ai l'impression quelques fois que certaines communautés sautent trop facilement sur leur grands cheveaux pour un petit rien. Comme la communauté Noire. Dès qu'ils voient une insinuation raciste quelque part, ils sortent la cavalerie, alertent les médias, la Ligue des Noirs du Québec sort sur les tribunes, etc.

Exemple. Sur un sac de bonbons que commercialise Couche-Tard, on peut voir une illustration d'un Noir (image no.1 ), qu'on peut dire stéréotypé : un homme de style rastafarian, avec des dreads (formées par les pattes d'araignées), la dent et les boucles en or, le gros nez, les grosses dents, les grosses lèvres, etc. Est-ce un signe de racisme ? Peut-être. Peut-être pas. Peut-être un geste innocent de la part d'illustrateurs à contrat qui l'ont fait pour le compte de Couche-Tard. Peut-être intentionnel aussi.

Même la célèbre Oprah Winfrey s'est mis à crier haut et fort qu'elle avait été victime de racisme. Vers la mi-juin, elle était en visite à Paris et elle se rendait dans une boutique de luxe, Hermès, 15 minutes avant la fermeture. « Une hôtesse avait proposé à Oprah Winfrey de revenir le lendemain mais [Oprah] avait déjà d'autres engagements » peut-on lire dans un article du Nouvel Obs. Elle promet maintenant de boycotter la maison et de parler de cette histoire à son émission en septembre prochain.

RacismeEncore un autre exemple. Aujourd'hui même il y aura une vente aux enchères orchestrée par Iegor - Hôtel des Encans et qui mettra en vente des croquis faits par Adolf Hitler (Figure 2). Vous connaissez peut-être la suite, le Congrès Juif Canadien a crié au scandale voulant interdire la vente des ces dessins par des recours. Leur argument n'est pas mauvais, que ces oeuvres devraient être mis en place dans un musée afin d'éduquer les gens sur les attrocités commises par Hitler. D'un autre côté, le rôle du commissaire-priseur, Iegor de Saint-Hippolyte, est de vendre, il laisse les convictions de côté.

Alors c'est le même cirque pour les Juifs. En fait, seuls les asiatiques ne semblent pas avoir un tel comportement. Est-ce dire que les communautés Noires et Juives portent encore le fardeau de l'histoire ? L'esclavage et l'apartheid pour les Noirs et l'Holocauste pour les Juifs ? Pourquoi ne s'attaquent-ils pas au racisme sur le marché du travail ou pourquoi ne mettent-ils pas plus d'efforts à l'éducation des gens, sans nécessairement brailler ?

Une chose est sûre, c'est que dans chacun des cas énumérés ici, il y a eu de la publicité gratuite pour les offendants. Couche-Tard vendra plus de bonbons, Hermès aura peut-être des curieux à sa maison du faubourg Saint-Honoré et la vente de Iegor suscitera l'intérêt d'acheteurs.

publié par le 19 juillet 2005 10:01 | 499 mots | Commentaires 13 | Permalink | haut

L'euthanasie

I
l y a une semaine, André Bergeron a tué Marielle Houle, une femme atteinte d'ataxie de Friedreich. Tout le débat sur l'euthanasie reprend surface. Est-ce qu'à la place d'André Bergeron vous auriez fait la même chose ?

Une des questions difficile à résoudre concerne l'aide au suicide ou l'euthanasie. Couramment utilisée chez les animaux, devrons nous l'appliquer chez les humains ? Des maladies graves peuvent parasiter la vie d'un individu et emmener de grandes souffrances physiques et psychologiques. Pour éviter ces souffrances, pour s'en soulager et garder la dignité, plusieurs pensent à la mort comme solution ultime. La science a fait des avancées formidables en médecine depuis les dernières décénies et à l'aide de ces technologies on réussit à maintenir des gens en vie, qui autrement seraient morts naturellement. Alors, pouvons nous enlever la vie à une personne en phase terminale ? Et en allant plus loin, allons nous enlever la vie à une personne saine d'esprit qui sait pertinemment que son état de santé se détériore jour après jour et qui demande à mourir afin d'éviter les pires souffrances ? Les pires souffrances à elle-même, ainsi qu'à son entourage.

Évidemment, on ne pourrait pas l'utiliser à outrance. Imaginez donc tous et chacun y avoir recours. Ce principe d'universalisation nous en écarte. Par contre, à l'égard de l'aide au suicide la donne est différente. S'il y a consentement, le fait de procéder à une euthanasie ne portera pas atteinte à la personne même, il n'y aura donc pas manque de respect. Considérant que l'individu perdra inévitablement sa raison ? et par surcroît sa liberté ? par sa maladie il n'y aura pas atteinte au principe du respect de la personne au final. De plus, à priori, la personne ne sera pas utilisée comme moyen, mais bien comme fin, sauf évidemment si quelqu'un profite de la mort, par héritage en exemple. Pour que cela soit possible, il faut absolument que cette dernière soit libre de son choix et être douée de raison. Naturellement, l'euthanasie peut être validée par le principe du respect de la personne humaine, mais quant est-il du principe d'universalisation, serait-il souhaitable que tous les patients en phase terminale aient recours à l'euthanasie ? De plus, cette idée vient directement à l'encontre de l'impératif catégorique du « Tu ne tueras point ». Alors si nous considérons que l'impératif prime, car selon Kant ce devoir découle d'un commandement sans appel où la raison n'est pas pris à partie, ne pas enlever la vie à une personne humaine fait partie d'une obligation sans condition.

Par contre, si l'on considère une éthique du sentiment, les positions sont différentes. Les sentiments, le bien-être, les valeurs de la personne sont prises en compte. La sollicitude joue un rôle important, même chez les membres de la famille qui peuvent souhaiter une telle mesure, simplement et strictement pour soulager le souffrant. Cette sollicitude se répercute également à travers les membres du personnel hospitalier, le médecin, qui joue un rôle majeur dans une décision aussi importante à prendre. L'empathie, se mettre à la place du patient, nous fait davantage comprendre sa position, ses désirs et ses peurs. Avec David Hume il serait acceptable d'enlever la vie une personne en ayant de la sollicitude, de l'empathie et même d'agir par compassion. La méthode utilitariste pourrait être appliquée quoique plutôt froide contrairement à la position de Hume. Si l'on considère l'aspect coût-bénéfice, quelques personnes pourraient en sortir gagnants. D'abord l'hôpital lui-même qui évite des coûts dépensés inutilement pour une personne qui est en phase terminale et pour qui rien n'est plus possible pour améliorer son état de santé. On pourrait inclure brièvement aussi les places libérées, les membres du personnel qui peuvent investir leurs efforts chez d'autres patients qui en ont vraiment besoin, etc.

Il faut expliquer d'abord qu'il existe deux types d'euthanasie. Elles ont une influence sur la façon dont l'euthanasie sera pratiquée. L'une active concerne le médecin qui pourra, par exemple, injecter une médication létale au souffrant, une mesure qui a un impact quasi immédiat sur le patient et qui le mènera à la mort. Par contre, la méthode passive consiste à arrêter tout traitement médical qui maintient le patient en vie, permettant, au fil du temps, que la maladie prenne le dessus et en vient à bout. Cette pratique passive comprend aussi le débranchement du respirateur artificiel. Cette méthode est légale au Canada, au sens où chacun peut refuser des traitements, comme les Témoins de Jéhovah. C'est d'abord la méthode active qui pose le plus de problèmes. Toute cette problématique peut résider dans le domaine des abus. Des patients peuvent être victimes de pressions de la famille, ou cette même famille peut enlever la vie sans le consentement de la personne. Aux Pays-Bas, où l'euthanasie est légalisée depuis 1984, environ 20% des cas d'euthanasie ont été exécutés sans la volonté formelle du malade et deux cas sur trois ne sont pas déclarés. Il faut absolument éviter une telle situation dans l'application d'une loi permettant l'euthanasie. Avec les nouvelles technologies maintenant disponibles, il serait intéressant de les utiliser dans ce cadre. Pour les témoignages par exemple, complément aux dépositions, signatures et autres formulaires remplies par le demandeur. Avant qu'un patient passe à l'étape ultime, il faudra au préalable enregistrer son accord formel. Avec une reconnaissance de la voix et des techniques utilisées avec les détecteurs de mensonge, il serait facile de déterminer les patients qui sont soumis à des pressions. Une étape qui sera probablement difficile pour le patient, mais qui nous assurera de ne pas faire les mauvais choix et par conséquent de nous mettre à l'abri d'éventuelles poursuites ou autres démarches juridiques de la part de la famille ou des amis. Il est possible qu'une famille inconnue refasse surface quelques temps après le décès. Dans un cadre précis, où les procédures sont très bien définies et claires, où les précautions sont prises au maximum, une légalisation de l'euthanasie est possible. Il faut se rappeler, comme pour la méthode passive qui est légale au Canada, sous le principe qu'une personne peut refuser des soins, cette même personne pourrait-elle refuser la vie ? Pourrait-elle demander immédiatement la mort pour que ses souffrances cessent à jamais ? Après tout, chacun à droit à la vie, pourquoi ne pas avoir droit à la mort ?

Au final, nous aurions pu mettre de l'avant d'autres points de vue pour aider à la cause. Jonh Locke par exemple, avec son acolyte Robert Nozick, qui prétendent, et avec raison, que chacun est propriétaire exclusif de son propre corps, donc, par conséquent, de sa propre vie. Pour ou contre l'euthanasie ? Permettre à un souffrant le demandant expressément la possibilité de mourir ? Avec l'euthanasie passive sûrement. Avec l'euthanasie active peut-être. Dans le cas où les mesures strictes sont mises en oeuvre pour éviter toute possibilité d'erreur découlant d'une décision finale. Car la mort c'est la fin et impossible de revenir sur sa décision.

Bergeron Houle
  Image de Radio-Canada.

publié par le 18 juillet 2005 12:50 | 1253 mots | Commentaires 10 | Permalink | haut

Quand une blague devient réalité

S
avez-vous comment Bill Gates répare sa voiture lorsqu'elle est en panne ? Il sort de la voiture, ferme toutes les fenêtres, rentre dans la voiture et redémarre.

Eh bien cette blague, qui en dit long sur la réputation du principal système d'exploitation de Microsoft, pourrait bien devenir réalité d'ici peu.

En effet, on peut apprendre qu'un nouveau produit, Windows Automotive 5.0, est en voie d'être adapté pour les voitures. Ce système d'exploitation permettra de gérer les divers éléments électroniques tels que la radio, le système de navigation GPS, un lecteur DVD, ou un lecteur MP3/WMA. Ce système interviendrait aussi pour vous avertir de changer l'huile ou faire le plein d'essence.

Sur le site d'USA Today, Gates dit qu'éventuellement les voitures se protègeraient elles-mêmes contre les « crashs ». :S

Microsoft Automotive 5.0
  Source inconnue.

Sources : Windows Automotive 5.0 : Microsoft s'attaque aux automobiles et Gates pushes auto industry on technology.

publié par le 17 juillet 2005 19:41 | 216 mots | Commentaires 2 | Permalink | haut

Dopé

J
e suis constamment en manque.
Lorsque j'en ai pas, je me sens vide
Je me sens même délaissé
J'ai besoin de ma dose quotidienne

Pourtant, les fournisseurs ne manquent pas
Ils sont partout, accessibles
À tous les coins de rues
Ils ont une telle diversité de stock

Ces dealers font des milliards chaque année
Ils ont des réseaux de par le monde
Ils sont là, prêts à vous fournir
Prêts à vous assouvir

Je suis un bon client
Totalement dépendant
On doit m'apaiser
Crisse d'information de merde...

publié par le 16 juillet 2005 09:23 | 91 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Deux minutes de silence












publié par le 14 juillet 2005 12:19 | 11 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Encore Homolka

J
'ai appris l'existence d'une entrevue que Radio-Canada avait fait avec Karla Homolka au Téléjournal hier soir, alors qu'elle cessait les poursuites pour faire taire les médias. Je n'avais pas pu voir cette entrevue puisque j'étais à l'extérieur.

Je me demande bien pourquoi Radio-Canada a voulu faire une entrevue avec une criminelle. Est-ce pour faire comme TVA et son entrevue avec Natalie Simard ? Est-ce une course soudaine aux entrevues exclusives et par conséquent, aux cotes d'écoutes ?

Parce que si ce n'était pas de ces questions que je me posais avant même d'avoir vu l'entrevue, j'en aurais rien a cirer qu'une criminelle veuille prendre « le temps de venir rencontrer des gens, leur donner son point de vue, leur expliquer peut-être un peu qui elle est et ce qu'elle veut faire », comme l'a si bien expliqué son avocate, Sylvie Bordelais. J'ai surtout flashé sur l'expression « donner son point de vue » : elle a tué des gens bordel ! Même plus tard dans l'entrevue, elle dit ne pas vouloir que les gens pensent qu'elle est une personne dangeureuse. Mais non, c'est une p'tit fille innocente...

Elle m'a donné l'impression de mentir dans son entrevue. On dit que lorsqu'on cligne des yeux en parlant, c'est signe de mensonge. Elle clignait abondamment des yeux et elle montrait des signes d'hésitation, particulièrement lorsqu'elle dit que :
[...] en prison j'ai faite les choses, j'ai, j'ai, j'ai été une membre de l'équipe du [pair] aidant. C'est une groupe de femmes qui sont formées pour aider les autres détenues, j'ai faite ça en prison. J'ai fait plein, plein de choses comme ça en prison et je veux continuer dehors. J'peux pas faire les mêmes choses, mais je sais pas exactement ce que je ferai.

J'ai été une détenue exemplaire et il y est pas de, il y est pas de question la dessus : j'ai faite toutes mes programmes, j'ai même fait les programmes que qui n'étaient pas sur mon plan correctionnel, j'ai, j'ai fait du bénévolat, j'ai été à l'école, j'ai aidé les autres femmes, j'ai jamais re, reçu un rapport interne, j'ai, j'ai fait plein de choses, j'ai été à l'école, j'ai eu mn bac, j'ai, j'ai amélioré mon français...


J'ajouterais que c'est quand même drôle que le 4 juillet elle ait fait une entrevue avec les médias, alors que, jusqu'à hier, elle voulait leur interdire de dire quoi que ce soit sur elle.

Radio-Canada critiquée

Dans les médias ont parle de Radio-Can comme étant celle qui a fait du Oprah Winfrey, c'est-à-dire du « talk-show sensationnaliste ».

C'est presque rendu comme dans Natural Born Killers où des médias fait de criminels des vedettes. Il fallait les voir, les médias, courir après la fourgonnette du transfer de la criminelle et tenir leur tour de garde à la sortie de prison. Tout ça afin d'obtenir quelque image d'Homolka. Et maintenant avec l'entrevue... comme si elle était importante... (!)

Homolka
  Image © Radio-Canada.

publié par le 14 juillet 2005 10:21 | 611 mots | Commentaires 8 | Permalink | haut

Accidents pétroliers

A
près des bateaux pétroliers qui coulent, voilà que les plate-formes de forage coulent aussi !

Plateforme pétrolière

En réalité, il s'agit d'une conséquence du passage de l'ouragan Dennis dans le golfe du Mexique.

À lire : Oil, Gas Production resuming [an].

publié par le 13 juillet 2005 17:08 | 74 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Dur dur d'être un piéton

P
endant que j'étais en train de manger, j'écoutais les nouvelles à TVA, ils présentaient des reportages sur la cohabitation entre piétons et automobilistes.

L'essai était de traverser une rue, relativement achalandée, là où il est permis de le faire pour un piéton, c'est-à-dire sur les traverses démarquées par des p'tites lignes jaunes.

On a vite compris qu'il était parfaitement dangeureux, qu'il s'agissait même, comme ils disent, d'un sport extrême à certains endroits.

J'essaie de me mettre à la place d'un automobiliste. Je me promène tout bonnement sur la voie publique. Après quelques minutes de route pour me rendre au dépanneur, que vois-je ? un piéton ? qui essaie de traverser ?

Petit piéton, voir si tu vas te mettre sur mon chemin, tu te mets le doigt bien profond. Tu es faible, j'ai un char, JE passe. Tant pis si je risque de te frapper, tant pis, je suis de mon droit d'utiliser ma route dans mon char.
· · ·

Je sais que des piétons sont délinquants, mais il me semble logique qu'un automobiliste cède le passage à un piéton, pour la simple raison qu'un piéton résiste mal à un pare-choc à 50 km/h.

Pourquoi alors les gens ne s'immobilisent pas ??

Automobilistes et piétons
Image de TVA.

publié par le 12 juillet 2005 18:16 | 244 mots | Commentaires 11 | Permalink | haut

Façons efficaces de diminuer sa consommation

I
l y a quelques semaines, il y a eu des tentatives, ici et là, de boycott sur les pétrolières afin de faire une pression à la baisse sur les prix. Tentatives qui apparaissent à chaque montée des prix de l'essence : l'année dernière on a vu la même chose, sans succès. Il s'agit d'une utopie puisque les boycotts au Québec -- et peut-être à peu près partout ailleurs en occident -- n'ont jamais fonctionné, les gens étant trop individualistes. Pour un problème d'invidualisme, une solution individualiste.

Si vous voulez diminuer les coûts sur votre porte-feuille, pourquoi ne pas utiliser les petits trucs simples qui diminueront votre consommation d'essence ? Ce sont des petits gestes, mais qui auront des impacts positifs sur votre consommation et donc pour l'environnement. Pour les gens qui ont une voiture et qui veulent la garder :

  • Vérifier régulièrement la pression de vos pneus, par exemple à tous les premiers ravitaillements du mois.
  • Planifier ses déplacements : si vous déterminez les endroits à aller à l'avance, ça vous évitera de revenir sur vos pas. Tentez aussi d'échapper aux bouchons de circulations, il peut arriver que même si le chemin est plus long en distance, le fait d'éviter une congestion vous fera gagner du temps et argent.
  • Sur l'autoroute évitez les hautes vitesses : une voiture qui roule à 120 km/h brûlera 20% de plus d'essence qu'une autre qui roule à 100 km/h, en tenant compte que les deux font la même distance.
  • Le covoiturage : si vous avez un collègue de travail qui habite dans votre coin, offrez lui le transport. D'une semaine à l'autre vous pouvez échanger les rôles.
  • La conduite intelligente : évitez les départs et les arrêts brusques, ils sont inutiles et consomment plus d'essence.
  • Éviter les démarreurs à distance : l'hiver on aime la chaleur, mais le problème c'est qu'une voiture pollue beaucoup lorsqu'elle n'est pas en mouvement (le système anti-pollution étant plus efficace avec un débit) et il est plus efficace de réchauffer un moteur le laissant tourner quelques secondes, ensuite en roulant à environ 30 km/h pendant 2-3 minutes, putôt que de laisser la voiture à elle même pendant 10 ou 15 minutes. Vous pouvez utiliser aussi un chauffe-bloc. Note : j'ai vu des gens utiliser leur démarreur à distance l'été : faut vraiment, mais vraiment être cave et inconscient pour faire ça.
  • Éviter d'utiliser la climatisation de la voiture : les fenêtres ouvertes peuvent faire l'affaire.
  • Éteindre le moteur lorsque vous débarquez, même pour quelques minutes : des gens laissent leur moteur en marche lorsqu'ils vont au guichet ou au dépanneur. Non seulement éteindre le moteur vous économisera de l'essence, mais vous évitera des risques inutiles de vol.
  • Utiliser des mélanges d'essence et d'éthanol : bon, 1 litre du mélange ou un litre d'essence, pour votre moteur ça ne change rien, la consommation restera la même au même coût. Mais pour l'environnement ça change beaucoup : dans un mélange de 10% d'éthanol, ce sont 20% moins d'émissions de monoxyde de carbone. La grande majorité des manufacturiers certifient que leur voitures peuvent utiliser de tels mélanges sans aucun risque pour le moteur ou composente, renseignez-vous. En plus, l'éthanol est fabriqué, soit aux États-Unis, soit au Canada ou au Québec, alors moins de pétrodollars envoyé au Moyen-Orient.
  • Petites distances, petits moyens : une pinte de lait au dépanneur du coin peut très bien s'apporter en vélo ou à pied.

Pour les gens qui veulent changer de voiture :
  • Bien évaluer ses besoins : inutile d'acheter une voiture familiale si vous êtes célibataire ou en couple sans enfant. Même logique si vous voulez un essuvee, alors que vous ne sortez jamais des sentiers battus. Renseignez-vous sur la consommation d'essence dans la catégorie de voiture qui vous intéresse (avec l'Office de l'efficacité énergitique par exemple). Peut-être choissir celle qui consomme le moins.
  • Tenter de voir les voitures hybrides. Elles sont chères : environ 30 000 $, mais pensez à long terme, car vous économiserez plus du double de la consommation actuelle. Votre investissement supplémentaire sera vite récupéré, surtout si vous faites beaucoup de voyagement.

Tous ces gestes, s'ils sont pratiqués par tous, seront beaucoup plus efficaces que n'importe quel boycott bidon. Si vous avez vous même des suggestion, laissez-nous savoir !

publié par le 12 juillet 2005 10:58 | 797 mots | Commentaires 1 | Permalink | haut

Les musulmans ne tuent pas les gens

A
rticle intéressant dans La Presse aujourd'hui, écrit par Isabelle Hachey, qui parle de la vie de musulmans à Londres depuis les attentats : « Les musulmans, qui forment un dixième des huit millions de Londoniens, craignent de devenir les boucs émissaires d'une guerre qui n'est pas la leur. »

On peut y lire le témoignage d'un londonien, Shamsul Hasan, et d'une fille disparue depuis, Shahara Islam. Une fille musulmane décrite comme étant :
Aussi à l'aise en talons aiguilles que sous un hidjab, musulmane pratiquante qui aimait sortir entre amis, Shahara Islam incarnait le Londres multiculturel et cosmopolite qui fait sa réputation depuis des décennies. Comme des milliers d'autres, ses parents ont immigré du Bangladesh dans les années 60 pour s'installer dans l'est de la ville. Elle se disait fière d'être musulmane, fière d'être Britannique.


S'il y a des gens qui prêchent la haine, d'autres prêchent autre chose :
Au lendemain des attentats, le père de Shahara Islam a lancé un appel, presque un cri du coeur, à la mosquée de l'est de Londres. « Mes prières vont à toutes les autres familles, et j'espère qu'elles prient aussi pour ma fille », a dit Shamsul Hasan devant les 8 000 fidèles entassés dans le grand bâtiment de briques rouges de Whitechapel Road. « Ces gens ne sont pas des êtres humains, ils ne font rien pour l'islam. Ils peuvent bien se dire musulmans, mais les musulmans ne tuent pas les gens. »


Il y a d'autres exemples qui nous montre que ce n'est pas que les londoniens, anglais d'origine, qui sont touchés, mais beaucoup de musulmans le sont aussi.
La tension augmente dans tout le pays, a prévenu la police. Quatre mosquées ont été la cible de tentatives d'incendie depuis jeudi. Des dizaines d'autres incidents ont été signalés, dont deux agressions et des menaces de mort. Le Conseil musulman de Grande-Bretagne (MCB) affirme avoir reçu plus de 30 000 courriels haineux - à tel point que cela a paralysé momentanément le serveur Internet de l'organisme. Les patrouilles de police ont augmenté autour des mosquées du pays.


Et le climat multiculturel :
« Vous voyez cet homme, là-bas ? », demande Abjol Miah en montrant un musulman en djellaba, le costume traditionnel, et arborant une imposante barbe. « S'il va au centre-ville, tout le monde va se demander ce qu'il y a dans son sac. » Sur Whitechapel Road, toutefois, personne ne lui prête la moindre attention. Ici, des femmes en longues abayas noires en côtoient d'autres en légères robes d'été. « Nous avons réussi à créer un bon climat multiculturel, et on ne veut pas que ça change », dit Abdullah Faliq.


À lire : Les musulmans ne tuent pas les gens.

publié par le 11 juillet 2005 21:09 | 516 mots | Commentaires 6 | Permalink | haut

Dennis chez les floridiens

P
ourquoi des gens veulent aller en Floride ? J'ai des membres de la famille qui veulent passer leur retraite en Floride : je comprends pas, faidrait bien que je leur demande la raison...

Qu'il y a-t-il d'intéressant en Floride a part le soleil et les plages ? Une population dont la moyenne d'âge est de 60 ans ? ( Disney n'est pas une réponse valable... ;) )

Et puis, c'est quoi l'intérêt d'habiter dans des zones à risque, où il y a des ouragans à toutes les années. Vous pouvez perdre vos biens, votre maison et il y a quand même des gens qui veulent habiter là. Ils ne doivent certainement pas être matérialistes :
- Hey, quoi de neuf Bob !?
- Bah, rien de spécial, je viens de perdre ma maison, ma femme et mes enfants.
- Ah tu viens de divorcer ?
- Non non, un petit ouragan de passage... rien de très grave...

Dennis

publié par le 11 juillet 2005 02:53 | 169 mots | Commentaires 3 | Permalink | haut

Manifestations musulmanes

B
eaucoup de personnes se demandent pourquoi lorsqu'il y a des attentats islamiques, il n'y a pas de peuples musulmans qui sortent dans la rue pour dénoncer ces gestes. Pourquoi un tel mutisme musulman face à ces attrocités ? Pourquoi ne disent-ils pas haut et fort : «Nous ne voulons pas être associés à des criminels, nous n'accepterons jamais d'endosser de tels gestes contre l'humanité » ?

Je me pose aussi la question. Je ne suis pas expert en question islamique, loin de là, mais je me pose la question. J'ai l'impression qu'il s'agit d'une question complexe qui a plusieurs raisons et, qui, réunies ensemble, rend possible cette situation. À force de lire et d'écouter quelques informations épars, ce que j'en retire c'est l'influence et l'image.

Tout ce qui est Al-Qaeda, Ousama Ben Laden et ces organisations terroristes sont vus par la population musulmane comme des héros, mais à la fois comme des martyrs. Ben Laden c'est comme le martyr qui s'en prend aux méchants occidentaux et donc il se transforme en héro. Qu'il soit millionaire, la population s'en fout et de toutes façons, il fait des efforts pour maintenir une image de pauvre martyr : il voyage dans les montagnes à pied avec un bâton en guise de canne et quelques fois il utilise des chevaux ou ânes pour le transport, sans plus. Il se vêt aussi de façon très simple.

Il existe aussi une certaine propagande qui renforces les idées que l'Occident est mauvais. Même à Londres, ville d'accueil de plusieurs ethnies, dont arabiques, des imams, comme Omar Bakri, font des discours aux jeunes en disant par exemple que :
Lorsque vous devenez citoyen britanique, ils vous considèrent comme une minorité, ils vous considèrent comme un étranger, ils vous considèrent comme étant musulman, asiatique, ou arabe, ou kurde ou turc. Ils ne vous considèrent jamais comme un des leurs et remercions Dieu qu'ils nous considèrent ainsi.


On peut aussi apprendre, dans un rapport de la MEMRI, que Bakri « se présente lui-même comme un porte-parole du "Le Front islamique mondial pour le Jihad contre les Juifs et les Croisés" de Ben Laden. » Ces gens, partout dans le monde, donnent l'impression à des jeunes sans emploi, sans but et avides d'une cause, qu'ils peuvent faire quelque chose.

Même des gens du gouvernement américain le disent : Al-Qaeda n'est pas une simple organisation, mais c'est devenu un mouvement. Toute personne influencée, influençable et qui veut combattre, prêtera une dévotion particulière à ce mouvement. Ils sont prêts à joindre les rangs et quand Ben Laden sera capturé ou sera mort, il y aura quelqu'un pour le remplacer. Alors, ce n'est pas ce qui arrêtera le terrorisme.

Le devoir de chaque musulman est de soutenir son frère musulman. Comment expliquer que dans des pays très pauvres, comme en Afghanistan et au Pakistan, que personne n'ait voulu dénoncer Ben Laden alors qu'une rançon de 25 millions pèse sur sa tête ?

Et si on tient compte des femmes, elles penseront à se libérer de leur propre condition avant de penser à manifester pour la condition des autres. De même que des hommes dont le taux de chômage les assaille. Ils ont d'autres préoccupations que des occidentaux qui détiennent une richesse éhontée.

Comme je le disais, c'est une question complexe et ce que j'ammène ici n'est peut-être qu'un début de réponse.

Poursuite
Image tirée du film «Osama» de Sedigh Barmak, 2003.

publié par le 10 juillet 2005 12:30 | 650 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Poursuite

C
e matin, un accident grave s'est produit à la suite d'une poursuite policière à Longueuil. Les policiers ont entrepris la poursuite alors que le véhicule suspect avait été déclaré volé.

La question est : est-ce raisonnable d'entreprendre une poursuite pour une voiture volée ? Après tout ce n'est qu'une voiture volée, ce n'est pas comme si le suspect avait enlevé une personne ou s'il était armé et déclaré dangeureux.

Les poursuites, on le sait, sont elles même dangeureuses : le conducteur en fuite peut atteindre des vitesses élevés et ainsi blesser et/ou tuer des gens et/ou se tuer lui-même. Est-ce que ça vaut le coup ? Pour une voiture volée ?

Le mieux n'est-il pas de communiquer avec d'autres patrouilles et même d'autres corps de polices pour l'intercepter selon la direction que prend le suspect ?

Poursuite
Image © Radio-Canada.

publié par le 9 juillet 2005 12:23 | 167 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Journaliste sous les barreaux

U
ne journaliste du New York Times, Judith Miller, a été condamnée à purger une peine de 18 mois de prison, pour ne pas avoir dévoilé sa source et alors qu'elle n'a écrite aucune ligne sur ce dernier.

C'est problématique car les sources qui détiennent des informations importantes et qui doivent être dévoilés, auront dorénavant plus de réticence à le faire. Pour la démocratie et la liberté de presse, les sources et les journalistes doivent jouir d'une certaine liberté.

Il faut croire que les États-Unis viennent de perdre des points pour la liberté de la presse vis-à-vis Reporters sans frontières. Ils ont déclaré que :
C'est un jour sombre pour la liberté de la presse, aux États-Unis et dans le monde. Cette sentence inédite, absurde et disproportionnée, à l'encontre d'une journaliste qui n'a fait que respecter une prérogative professionnelle, constitue une violation du droit international, un dangereux précédent et un très mauvais signal envoyé par les États-Unis au reste du monde. En tant que membre de l'Organisation des États américains, les États-Unis se doivent de respecter les textes adoptés par la Commission interaméricaine des droits de l'homme, dont la déclaration de principes sur la liberté d'expression stipule clairement que "tout journaliste a le droit à la non-divulgation de ses sources d'information" (article 8).


J.Miller
Photo de Salon.com.

publié par le 7 juillet 2005 19:10 | 261 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Toujours la violence

Q
uatre attentats à Londres fesant au moins 33 morts et 345 blessés. On pense que ça provient de cellules terroristes islamiques. Même des villes américaines tels que Washington et New York ont élevé leur niveau de sécurité.

Pourquoi faut-il qu'il y ait toujours de la violence dans des sommets du G8 ou autre ?

Même chez les manifestants : ne peuvent-ils pas manifester pacifiquement ? Tous les actes de violences, comme on l'a vu dans les années passées, n'ont servit strictement à rien. Ça ne fait que détourner les débats ailleurs, plutôt que de faire une réflexion sur des enjeux plus importants.

Attentats Londre
Image © Radio-Canada.

publié par le 7 juillet 2005 11:45 | 133 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

De retour

Atmosphère

Comme je vous disais, je voulais voir si l'atmosphère avait changé en six ans. Je pourrais dire grosso-modo que les gens sont peut-être un peu plus réservés, quoique quand même accueillants. Je me rappelle dans le passé, je pouvais juste me promener dans la rue et plusieurs personnes venaient me parler : des sans-abris souvent, mais aussi d'autres jeunes et moins jeunes, des gens ordinaires. Maintenant, je n'ai pas vraiment eu cette expérience. C'est plutôt moi qui allait vers les gens, il y avait toujours cet air sympatique, mais les rôles se sont inversés : il semble que les visiteurs doivent faire les premiers pas ;) .

Paranoïa

Je n'aurai jamais été autant fouillé pendant ces derniers jours. Bon, certains s'en plaidraient pas, mais quand ils sont rendus à fouiller systématiquement tout le monde, même pour aller voir des feux d'artifices et dans un parc tout ce qu'il y a de plus ordinaire, ça tend sur la paranoïa. Tous les sacs, glacières et autres contenants étaient fouillés et les personnes devaient passer au détecteur de métal. Paranos vous dîtes ?

C'est sans compter la surveillance des berges par des hélicos du NYPD. Je croyais à une mise en scène : des hélicoptères qui passent en base altitude, mais quand ils ont sortis leurs gros spots pour explorer le terrain, qu'ils passaient d'un bord et de l'autre, j'ai pensé finalement qu'ils surveillaient réellement.

Je comprends un peu pourquoi ils en sont rendus là. Je trouve juste que c'est dommage. Quand il est impossible de laisser libre court aux gens, à ton peuple et même aux visiteurs, c'est dommage. À peu près tous les attractions touristiques ont leur système de rayons-x, que ce soit pour aller à Liberty Island ou dans l'Empire State Building. Faut dire qu'en France c'est un peu la même chose, il y a certaines places qui ont des mesures de sécurité. Je trouve juste que c'est dommage.

Nationalisme québécois : raison de boire

Finalement peut-être que certains avaient raison : le 24 juin n'est, pour les québécois, qu'une raison de plus pour se saouler la gueule. À aucun endroit lors des festivités du 4 juillet je n'ai vu de stands d'alcool pour vendre de la bière (peut-être c'est interdit, je sais pas) et au total, pendant toute la journée, j'ai vu qu'une personne emmener sa propre bière. J'aimerais quand même savoir comment ça se passe dans d'autres pays : sommes nous les seuls à être alcooliques ?

publié par le 6 juillet 2005 23:43 | 437 mots | Commentaires 2 | Permalink | haut

Séjour à New York

J
e vais passer quelques jours à New York, le départ est ce soir. J'ai hâte de voir si le fond de l'atmosphère a changé dans cette ville depuis six ans. J'y avait été en 1999 et cette ambiance était plutôt sympatique.

Je ne crois pas publier des billets d'ici ce temps là, je vais sûrement trouver autre chose à faire :). Mais, je vais venir faire un tour parce que je voulais vous demander quelque chose : quels endroits (cachés) de New York qu'il ne faut pas manquer ? Pas de Statue de la Liberté, pas d'Epire State Building. Des places particulières à la ville qui n'ont pas l'habitude d'être dans les livres touristiques.

J'attends vos suggestions, je me connecte demain et les jours suivants pour voir vos commentaires (en espérant qu'il y en ait ! ;) )

De retour le 6 juillet !

publié par le 1 juillet 2005 18:12 | 141 mots | Commentaires 5 | Permalink | haut

Se laver les mains avec tonton elbaid

H
é les p'tits zamis, zettes allés manger, ou vous zallez manger, ou p'tète que vous zettes allé au p'tit coin coin ? Alors c'est le temps de ... ?? Allez dites le avec moi : c'est le temps de... SE LAVER LES MAINS, OUUUI !!!! C'est ça !! Alors aujourd'hui je vais vous montrer comment vous laver les mains comme les grands.

Je me lave les mains en respectant chaque étape.

MainÉtape 1 - Se mouiller les mains, avec de l'eau... propre.

MainÉtape 2 - Ajoutez du savon dans vot'e main. Y faut qu'i y a assez de savon pour faire la grosseur d'un vingt-cinq cenne.

MainÉtape 3 - Savonner de paume à paume. La paume ça, c'est l'in-té-rieur de la main. Répétez : c'est l'in-té-rieur ! Aille, vous zettes bon !!

MainÉtape 4 - Attention ici c'est compliqué. Il faut que vous frottiez la paume (rappelez vous c'est quoi à l'étape 3) de la main droite sur la surface DOR-SA-LE. Dorsale, ça c'est le contraire de la paume, c'est l'ex... ? Allez devinez ! C'est l'ex-té... C'est l'extérieur !! Oui !! Alors, il faut frotter l'extérieur de la main gauche et vice-versa (demande à ta maman ou ton papa si tu sais pas ce que ça veut dire).

MainÉtape 5 - Maintenant il faut frotter de paume à paume, les doigts en-tre-la-cés. En-tre-la-cé c'est enlacer un dans l'autre. Enlacer c'est passer un dans l'autre les doigts. Essayez pour voir... c'est ça !

MainÉtape 6 - Là il faut frotter la face ex-ter-ne des doigts dans la paume (une chance qu'on connait ce mot !) de l'autre main.

MainÉtape 7 - Maintenant il faut frotter les pouces, oui oui, le gros doigt tout seul de la main. Il faut frotter les pouces avec des mouvements ro-ta-tifs, comme si tu voulais vicer une branche dans le sable.

MainÉtape 8 - Frottez le bout des doigts dans la paume de la main opposée, dans l'autre main.

MainÉtape 9 - Rincer et sécher à l'aide de serviettes de papier. Fermer les robinets avec le papier. Garder le papier pour ouvrir la porte en sortant parce qui a d'autres gros meusieus dégueux pouah! pouah! qui ne se lavent pas les mains comme nous les zamis.

publié par le 1 juillet 2005 14:28 | 525 mots | Commentaires 5 | Permalink | haut


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Envoyée par Mélodya78

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Artiste : JT Bruce
Album : The Dreamer's Paradox
Piste : Plunge Into Hyperreality
Durée : 4m52s
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