Dixième anniversaireC'est le dixième anniversaire d'un référendum où un pays a failli naître.
publié par elbaid le 30 octobre 2005 21:17 | 16 mots | Le Québec est-il vraiment lucide ?C ertaines critiques jugent le manifeste pour un Quebec lucide d'alarmiste. Que tout n'ira pas si mal, tout va bien et que la vie est belle. Peut-être, mais je préfère qu'on prenne en considération ces éléments un peu alarmistes, qu'on trouve des solutions viables, que des projets de société soient mis sur pied et que des changements s'imposent. Car même si réellement tout va bien, au moins nous auront prévu le pire.En entrevue avec un jounaliste, Lucien Bouchard a utilisé une comparaison intéressante, quoiqu'un peu simpliste, avec ce qui risque d'arriver au Québec: imaginez un avion qui prend progressivement une montée, tout va bien dans l'appareil, le fonctionnement, les passagers, etc, mais une immense montagne apparaît devant. Alors il faut se demander s'il faudrait tirer sur le balai pour amorcer une remontée plus importante, car si on continue sur cette voie, c'est l'écrasement. Et il faut se rendre a l'évidence : une grande partie des produits que nous achetons provient de la Chine, des usines ferment et il suffit de voir des graphiques démographiques décennie après décennie pour se rendre compte que la pointe qui représente les baby-boomers monte de plus en plus, à ressembler à un triangle. Toutes les statistiques sont là. Population vieillissante Les mesures pour donner un coup de pouce à la natalité sont diverses. Par exemple, les garderies qui devraient être ouvertes plus longtemps, tel qu'annoncé par le gouvernement Charest cette semaine. Des parents peuvent travailler tard et avoir des horaires variés, autre que le 9 à 5. Même les école pourraient allonger leurs heures. Inutile de donner des heures supplémentaires en cours à ceux qui n'en ont pas besoin. Pourquoi pas en donner à ceux qui ont de la difficulté, qui ont des travaux à faire (on pourrait éliminer les devoirs, réf.: Blogue de Richard Martineau sur les devoirs), etc. Ça pourrait être des surveillants. Une école qui se termine à 17h aussi question d'éviter aux parents la gardienne et les devoirs après le souper. Tout ça pour faciliter la vie aux parents. Car aujourd'hui, un seul revenu dans un ménage c'est de plus en plus rare et à peines quelques ménages peuvent se le permettre. Dégel des frais de scolarité Dans le manifeste on se dit pour le dégel des frais de scolarité. Je suis d'accord aussi. Les institutions d'enseignements crèvent de faim et ne peuvent pas toujours donner des cours de qualité. Donc, il est important que les étudiants prennent conscience qu'il s'agit là de leur avenir. Ne croyez-vous pas qu'il pourrait être plus intéressant de payer 1 000$ de plus par année pour des frais et ainsi avoir des cours qui se tiennent à 100% ? Après tout, n'oublions pas, il s'agit d'un investissement assez sûr ! Plus que la bourse en tout cas. L'idée serait peut-être d'y aller avec des frais de scolarité progressifs selon le revenu disponible. Je dis « disponible » car on compterait le revenu de l'étudiant plus (par exemple) 10 % du revenu familial. À partir de ce revenu on calcule les frais qui sont payables : quelques milliers pour les plus riches, c'est environ 4 000 $ en Ontario et qui peuvent payer de toutes façons et environ ce qui se paie actuellement en frais pour tout le monde, soit 1 000 ou 1 200 $ pour les plus pauvres. Ou l'idée de Joseph Facal était très intéressante aussi, soit de monter tous les frais de scolarité pour tout le monde, pauvres ou riches, mais des bourses d'études seront distribués parmis les gens à plus faible revenu. En passant, contrairement aux baby-boomers qui ont voté pour la santé lors des dernières élections (normal puisqu'ils vieillissent, ils pensent à eux...), je crois que l'éducation est plus important. Des gens éduqués sont plus aptes à prendre soin de leur santé, sont plus renseignés sur les méthodes et les avenues à suivre en cas de problèmes. Alors donc, moins en frais de santé et moins de gens à l'urgence pour rien. La dette publique Sept milliards de dollars par années c'est beaucoup. Une telle somme est de l'argent jeté par les fenêtres et qui ne retourne pas aux citoyens en services. Une somme qui nous permettrait d'améliorer nos infrastructures, notre système d'éducation et de santé. Je préfère la payer maintenant, à 120 milliards, que la payer plus tard alors qu'elle aura gonflé davantage. Exploitation des ressources Nous avons aussi de bonnes ressources naturelles au Québec. Surtout ce qui concerne l'or bleu ! On fait référence à l'hydro-électricité qu'il faudra développer et de l'eau douce. Dans le manifeste on dit qu'on devrait monter le coût de l'électricité. Oui et non. Oui car il y a un gaspillage énorme de cette ressource. Moi-même qui laisse allumé mon ordinateur tout le temps, je n'ai pas de leçon à donner. Mais il y a des institutions gouvernementales qui laissent tous leurs postes allumés la nuit alors qu'il s'agit de deux clics à éteindre. Non, parce que des familles en arrachent déjà pas mal. Hydro-Québec fait déjà beaucoup d'argent, je crois que le mieux est de vendre davantage l'électricité à nos voisins. S'ils en veulent bien sûr. En ce qui a trait à l'eau, nous avons appris récemment que des compagnies américaines pompent l'eau dans des nappes phréatiques sans payer un seul sous à l'État. Je ne suis pas contre l'exploitation de l'eau pour l'exportation, mais au moins qu'il y ait des redevances et une règlementation, l'eau (ce qui est sous terre) appartient à l'État, donc à tous. Le statut quoi ? Voici un extrait intéressant du manifeste. Ça explique à peu près tout : Malheureusement, au moment précis où nous devons opérer un changement radical de notre façon de nous voir et de voir le monde qui nous entoure, la moindre évolution dans le fonctionnement de l'État, le moindre projet audacieux, le moindre appel à la responsabilité, la moindre modification dans nos confortables habitudes de vie sont accueillis par une levée de boucliers, une fin de non-recevoir, au mieux par l'indifférence. Cette espèce de refus global du changement fait mal au Québec parce qu'il risque de le transformer en république du statu quo, en fossile du 20e siècle. À l'heure actuelle, le discours social québécois est dominé par des groupes de pression de toutes sortes, dont les grands syndicats, qui ont monopolisé le label «progressiste» pour mieux s'opposer aux changements qu'impose la nouvelle donne. Le syndicalisme peut être une force positive et responsable; il l'a maintes fois prouvé dans sa promotion des valeurs de partage, de justice sociale et de démocratie. Telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par certains leaders syndicaux, particulièrement dans le secteur public, l'action syndicale ne se limite-t-elle pas trop souvent à une protection à courte vue des intérêts de ses membres ? Pour que la concertation que suppose notre modèle soit productive, il faut qu'il y ait des constats communs, un dialogue véritable, une prise en charge collective des responsabilités. Faut-il comprendre de la réaction des représentants syndicaux au rapport du Comité Ménard sur la pérennité des services de santé que cette concertation sera de plus en plus difficile? Nous souhaitons que cette réaction soit conjoncturelle, liée aux négociations en cours dans le secteur public, et n'exprime pas une culture plus profonde. En effet, il ne faudrait pas que le syndicalisme québécois s'éloigne du modèle responsable et coopératif qui l'a caractérisé au cours des deux dernières décennies. Tous se souviennent de l'ouverture et du leadership manifestés par les dirigeants syndicaux lorsque, d'un commun accord avec le monde des affaires et l'ensemble de la classe politique, ils ont donné en 1996 un appui indéfectible à l'atteinte du déficit zéro. Aujourd'hui comme à cette époque, tous les Québécois sont interpellés par les mêmes défis. Nous ne parviendrons à les relever que si nous y travaillons ensemble. On parle beaucoup des syndicats dans l'extrait. Les syndicats ne sont pas l'État. Faudra me dire alors pourquoi leur point de vu est plus important que les autres citoyens. Je ne comprends pas. Enfin, faudra m'expliquer. Rapport avec l'argent Les québécois ont tout un beau rapport avec l'argent. On critique quelqu'un sur ses revenus... hum, quel délire. Pour revenir sur les propos de Joseph Facal, « le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches ». Malheureusement. Pourquoi ? Parce que ces riches consomment, ils investissent, travaillent, créent des entreprises, paient des impôts, etc. Plus il y a de riches, plus cela favorise le reste de la population. Alors c'est quoi l'idée d'en vouloir à quelqu'un qui fait plus de 100 000 $ l'an ? D'un autre côté, il est vrai que des entreprises multi-milliardaires ne paient pas leur juste part. Les paradis fiscaux sont en vogue et il faut se donner des mesures pour éviter l'hémoragie et remettre cet argent à la société. Conclusion (faut que je finisse) On a beaucoup parlé de gens qui portent des lunettes roses ces temps-ci. Les défis sont nombreux pour le Québec, faire l'autruche et ne pas les voir relève du suicide collectif. Il faut se prendre en main et arrêter de se limiter à son propre confort individuel, se limiter à sa propre expérience, à ses petits problèmes. Il faut avoir une vision plus globale. Pendant ce temps on ferme les yeux et on crée des sites parodiant : Pour un Québec morbide. publié par elbaid le 27 octobre 2005 13:59 | 1706 mots | La fièvre 6/49Succomberez-vous à la fièvre d'aujourd'hui ?? Après tout 40 millions ce n'est pas rien : le plus gros gros-lot depuis la création de la loto 6/49 en 1982. On parle de 60 000 mises à la minute en ce moment, la furie.
Je n'achète jamais de billet, mais j'ai cotisé à des groupes qui participent. Alors on verra ce soir... ! Il existe des simulations de loto sur Internet et on peut laisser rouler ces simulateurs pendant des centaines d'années -- je m'étais rendu à 300 quelques années lors d'un test -- sans jamais gagner un seul gros-lot. Mais comme on dit, la (petite) chance est là et tout d'un coup.... ;) Et vous ? Participez-vous toujours, jamais ou quelques fois lorsqu'il y a des montants intéressants ?? publié par elbaid le 26 octobre 2005 16:20 | 120 mots | Nouvelles baladodiffusionsJ 'avais demandé si vous connaissiez des sources de baladodiffusion dans un billet antérieur. Aujourd'hui la radio de Radio-Canada annonce la mise en service de plusieurs de ses émissions en format podcast. Vous pouvez écouter une entrevue d'Indicatif Présent qui en parle.Il y avait déjà depuis quelques mois les émissions de Bandeapart.fm qui présente des morceaux musicaux francophones très intéressants. D'autres émissions disponibles : * Indicatif Présent * La Première Chaine à la carte * Les années lumières * Le carnet techno * Nouvelles * Bandeapart.fm * Vu d'ici - Seen from here * CBC Radio 3 Podcast (comme Bandeapart.fm, mais en anglais et plus plate) Je vous invite à vous abonner à ces baladodiffusions avec iTunes ou iPodder. Seul matériel requis : un ordinateur multimédia. Et si vous en avez d'autres à suggérer je suis bien ouvert à d'autres découvertes ! publié par elbaid le 20 octobre 2005 13:21 | 142 mots | Ce que le boycottage dit de nousVoici une opinion intéressante d'un enseignant, Yves Nadon, paru dans Le Devoir d'hier :
Ce que le boycottage dit de nous Pour certains, l'automne est chaud depuis ce printemps. Le père d'un enfant qui fréquente mon école et qui vit de son art me dit évaluer sa perte financière de cette année à 15 000 $. Pour la troisième fois en six ans, des troupes de théâtre ferment leurs portes, des comédiens sont au chômage et des animateurs de plein air ne sont pas réembauchés, faute de réservations. Peut-on leur remettre un reçu d'impôt pour contribution directe à mon salaire? Devrait-on leur épingler une belle petite étoile jaune pour s'assurer d'un boycottage efficace? Une de mes collègues me disait de ne pas trop m'en faire, que tout cela serait bientôt réglé. Oui, réglé pour elle et mes collègues, qui auront salaire, emploi et clientèle! Pas pour les milliers d'artisans du milieu culturel qui, eux, en auront pour des années à revenir à la normale. Quant à nous, enseignants, nous retournerons à nos occupations, business as usual, feignants ignorer tout ce qui vient d'être brisé. Le choix de ce moyen de pression me met face à un problème d'ordre moral et non pas seulement, comme certains le pensent, à un choix de stratégie. Un groupe peut-il, démocratiquement et majoritairement, en écraser un autre? Ce à quoi on me répond souvent qu'il le peut, par solidarité. Je pense que non. Certains mêlent solidarité avec intérêts corporatistes. Du boudage Ce boycottage n'est rien de moins que du boudage: à force de côtoyer des enfants et des adolescents, en sommes-nous venus à mimer leurs gestes parfois immatures face à des problèmes? Nous oublions que les enseignants qui boudent ne perdent rien. Rien. Nous ciblons ici des collègues (oui, oui, des collègues dans la formation des citoyens de demain) et nous les faisons crever de faim pour arriver à nos fins. Ce n'est pas un moyen de pression, ça. C'est une mise à mort cyclique. À quand le prochain boycottage? Ce boycottage met-il au jour des lacunes graves chez ceux qui l'acceptent? Qui semblons-nous être pour appliquer de façon si désinvolte une consigne syndicale? Sommesnous des gens pour qui la culture n'est qu'une activité récréative, non essentielle? Des gens pour qui l'égoïsme salarial est la première valeur? Des gens qui refusent de se tenir debout et de perdre des sous dans la recherche de leurs idéaux? Des corporatistes qui ne pensent qu'à eux et à leurs avantages? Des gens qui ne voient pas l'impact réel de leurs gestes? Des gens qui ne lisent pas et qui ne fréquentent pas de lieux culturels ? Je me rappelle nous avoir vus applaudir un ministre qui jubilait de ne donner que 3,16 $ par élève pour des livres après un discours prévisible et lui demander d'être photographiés avec lui: où étaient nos belles convictions à ce moment-là ? Il faut dire un non massif à ce boycottage, il nous faut refuser de faire ce jeu cruel et déshonorant à chaque négociation. Montrons à la société la place de la culture dans nos vies, arrêtons ce boudage qui nous caricature en enfants égoïstes, centrés sur eux. Rien, rien dans nos demandes ne justifie cette mise à mort de milliers de collègues. On ne peut plus répondre, comme ce changeur de réverbère, que nous ne faisons que suivre la consigne. Nous sommes tous, nous enseignants, responsables. [...] publié par elbaid le 20 octobre 2005 11:50 | 607 mots | Pour un Québec LucideUn petit groupe de personnes, dont fait partie Lucien Bouchard et Joseph Facal, a lancé un site Internet Pour un Québec Lucide. Il y a un petit manifeste d'une dizaine de pages que je vous invite à lire. Intéressant.
publié par elbaid le 19 octobre 2005 12:39 | 51 mots | L'affaire MaillouxI l y a déjà trois semaines et quelques jours que tout cela s'est passé qu'on en parle encore. Lundi on en parlait et encore hier dans La Presse deux articles en parlaient : un d'Hugo Dumas et l'autre de Lysiane Gagnon. Les médias en parlent tellement qu'il est impossible de ne pas savoir de quoi je parle. Depuis les congédiements de Mailloux et Phillipe Fehmiu de TQS et l'apparition de Dieudonné1 la semaine dernière, ça repart de plus belle. Je voulais en parler aussi parce que depuis deux semaines je réfléchis à tout ça.Voilà qu'il y a déjà longtemps, le Mailloux national a parlé et voilà que les médias l'ont crucifié sur la place publique. Vous en avez entendu parler à Tout le monde en parle que le Doc a cité une étude qui dit qu'il y a une différence entre le QI blanc et le QI noir. Je dis « crucifié » car c'est comme si l'ont avait tué le messager plutôt que le message lui-même. Je suis sûr que cette affirmation est fausse, mais si c'était vrai ? Après tout la loi de Darwin est acceptée par les scientifiques tout comme elle peut être démolie par le « dessein intelligent ». Tout ça reste des théories qui peuvent être vraies ou fausses. C'est comme se faire pendre pour avoir dit que la terre est ronde au Moyen-Âge. Il aurait fallu bien sûr pouvoir vérifier les dites « études » que Mailloux mentionne et qu'il les spécifie clairement, ce qu'il n'a pas fait. Sont-elles fiables ? Elles sont faites par qui dans quel contexte ? On aurait probablement vu que ce n'est pas sérieux et on aurait laissé tombé. J'avoue qu'il y a danger car ce genre d'attitude alimente des préjugés qui sont faux et d'affirmer de telles choses comme cela a été fait retient de l'irresponsabilité. Les Québécois se disent ouverts et tolérants, je le crois, mais il persiste encore des préjugés dans la population, dont celui que les Noirs sont plus bêtes que les Blancs. Moi-même, j'avoue candidement avoir pensé que c'était le cas par mon expérience personnelle. Reste qu'il est possible qu'une bonne partie des personnes Noires aient de la difficulté à l'apprentissage par exemple, mais ce ne serait pas une différence d'intelligence brute ou de QI. Probablement ce qui est déterminant c'est plutôt un contexte socio-culturel : on pourrait dire qu'en moyenne les Noirs sont plus pauvres donc ayant moins l'éducation en priorité. Règlez le problème de pauvreté et nous n'y verrions aucune différence intellectuelle entre les races. Ça s'applique aussi aux Amérindiens qui sont confinés dans des réserves et où le taux de chômage est très élevé. Même des québécois dits « de souche » en milieu défavorisé ont plus de chances d'avoir des difficultés scolaires que d'autres qui sont plus aisés. Et il ne faut pas oublier que le Doc Mailloux a cité une étude étatsunienne. Or, le contexte social et économique est différent d'ici. Il peut être semblable au niveau des minorités visibles, mais reste que c'est deux mondes différents même si dans les deux on retrouve le racisme, les préjugés et la pauvreté. Malheureusement, le QI n'est pas une unité de mesure fiable pour mesurer l'intelligence. Ça donne un bon indice, mais l'intelligence c'est plus que faire des résolutions logiques. Des gens peuvent avoir une très bonne intelligence logique sans être capable de s'adapter socialement à divers groupes et le QI ne tient pas compte de cette facette. J'ai beau y réfléchir, mais tout ça porte aussi des questionnements. Par exemple, quand quelqu'un affirme une chose de la nature à Mailloux, s'en rend t-il compte des impact qu'une telle action peut avoir ? Je n'aurais pas pensé pendant avoir vu l'épisode de Tout le monde en parle du 25 septembre que ça ferait parler encore trois semaines plus tard. 1. Référence à l'article de Lysiane Gagnon qui écrit que Dieudonné a dit des propos aussi raciste que Mailloux sans susciter une contreverse à la Mailloux à cause qu'il s'agissait là de Juifs. publié par elbaid le 19 octobre 2005 11:55 | 727 mots | Attention avant de donner du sperme !V ous avez peut-être vu la série télé que diffuse Artv sur la vie de lesbiennes ? Je n'ai pas vu les émissions en tant que tel, mais j'ai vu le film « Elles » (The L Word) où on fait connaissance avec les personnages d'un couple lesbien, Tina et Bette, qui désirent avoir un enfant. Pour cela elles ont besoin d'un donneur de sperme. Elles useront de tactiques différentes pour trouver le mec parfait.Si je dis de faire attention avant de donner du sperme, c'est qu'il y a un donneur en Suède qui a été condamné à payer une pension alimentaire alors qu'il avait fait un don a un couple lesbien. On pouvait apprendre dans l'article publié dans Le Monde d'aujourd'hui, qu'il était convenu que les trois enfants qui sont nés du couple pouvait connaître le père biologique et qu'il leur renderait visite. Il avait alors signé une reconnaissance de paternité, sous la pression des deux femmes selon lui. Quand les deux femmes se sont séparés, l'une d'elle s'est retrouvée avec les trois enfants à la charge. La caisse de sécurité sociale se tourne alors vers le père pour subvenir au besoins de la famille. La condamnation a été ainsi à cause de la reconnaissance de paternité de le donneur a fait. Sans ça, probablement qu'il s'en aurait sorti, lui qui n'avait pas réellement l'intention d'être père, mais plutôt de rendre service à des amies. Le donneur de sperme ne devrait avoir aucune responsabilité envers les enfants puisqu'au départ tout ce qu'on veut de lui c'est ce liquide pour fertiliser un ovule. Tout comme le dit le responsable Fédération pour l'égalité des droits sexuels (RFSL) : « C'est scandaleux, s'insurge Sören Andersson, président de RFSL : cet homme est condamné à être père alors qu'il n'a pas pris la décision d'avoir des enfants. Mais surtout, cette femme qui a pris part à la décision est dégagée de toute responsabilité. Si l'on veut l'égalité des droits pour les lesbiennes, il est anormal que ce ne soit pas elle qui ait été condamnée à payer la pension alimentaire. » Autre sujet en passant, ce soir à Tout le monde en parle il y aura Dieudonné, un excellent humoriste. J'ai voulu faire un billet sur lui, j'y reviendrai. Source : Le Monde, 16 octobre 2005. Lire l'article. publié par elbaid le 16 octobre 2005 13:23 | 433 mots | C'est trendy parler anglicismeQ uand j'ai suivi mes cours de littérature au cégep, on discutait beaucoup de la qualité de la langue. Au Québec, l'utilisation des mots ou des expressions anglophones provient de la proximité : francophones et anglophones se sont beaucoup côtoyés pendant l'histoire de la province.En France ce n'est pas tout à fait la même chose. Si l'utilisation des anglicismes se fait, c'est tout d'abord une question de style ou de mode, mais je dirais plus de style. Un style qu'on veut se donner. Il y a le fameux exemple de «shopping» où on imagine facilement la parisienne sur un air hautain : « Ouais, tu sais, je suis allée faire du shooopping sur les Champs...» C'est pour se donner un style, faire classe. Pour faire chic. Depuis quelques temps on voit la même chose dans les médias québécois et, par ricochet, chez les gens. Je pourrais même dire que c'est un phénomène particulièrement féminin. Tellement que lorsqu'on lit un texte on peut deviner, presque à coup sûr, le sexe de l'auteur. Le champ lexical change et en est très influencé. J'ai même vu dans des articles des exemples comme « vous verrez beaucoup de people important à cet endroit ». Sortez dans ce club pour faire glamour. Dans les annonces immobilières : « Appartement de haut standing bien situé dans un quartier branché ». Le planning ne me permet pas de flexibilité. Ou les sportifs qui disent focuser sur une caractéristique d'une discipline au lieu de focaliser. Il y a aussi les modes des mots français. Il y a quelques années c'était le mot «leitmotiv» qui était fréquemment utilisé, maintenant c'est plus «clinquant». Dans quelques temps ce mot fera place à un autre qui sera utilisé ad vitam aeternam. J'oubliais : il y avait aussi cette mode d'utiliser des expressions latines, peut-être influencée par un leader d'antan tel que Bernard Landry ! :) On voit souvent l'expression sine qua non, que je ne sais vraiment pas la signification ; au moins ce n'est presque plus utilisé. On peut bien dire qu'il y a la mode vestimentaire, les modes immobilières, les modes culinaires, mais il y a aussi les modes linguistiques ! publié par elbaid le 12 octobre 2005 12:03 | 374 mots | Nouvelles entrecroiséesC ette semaine on pouvait apprendre plusieurs nouvelles qui vont dans des sens très opposés. Un exemple ? Des ministres canadiens qui voyagent en Challenger à 2200 $ l'heure et que Dingwall, l'ex-président de la Monnaie Royale Canadienne avait donné sa démission pour des dépenses exagérées. Pendant ce temps la Mission Old Brewery, un centre d'accueil pour sans-abri, devra peut-être fermer à cause de sa précarité financière.Pour revenir aux voyages en Challenger, on pouvait apprendre que Stéphane Dion utilise ces appareils alors qu'il est le ministre actuel de l'environnement au fédéral. Vendredi dernier on pouvait l'entendre donner des leçons sur le défi « une tonne » à Infoman... Bon, il l'a utilisé une seule fois selon lui et il aurait probablement manqué un rendez-vous à Montréal sans. Est-ce que ça excuse pour autant le geste ? publié par elbaid le 7 octobre 2005 11:20 | 146 mots | Se ressaisir et cours intellectuelVoilà, je me suis laissé un peu aller ces temps-ci. J'aimerais bien reprendre la cadence un peu là. Ça rame, ça rame...
Je voulais parler de ce petit livre fort intéressant créé par Normand Baillargeon : Petit cours d'autodéfense intellectuelle. Le livre se présente comme un guide pour développer la pensée critique du lecteur face à tout ce qu'il peut avaler. On l'y nomme les différents types de paralogismes tels que la généralisation, l'argument contre la personne (très prisé dans certains milieux), l'appel à la foule (si tout le monde le fait, ça doit être bon), etc. Il y en a plusieurs autres. Si vous avez suivi le premier cours de philosophie au cégep, vous allez vous remémorer les sophismes (à moins que vous fesiez autre chose au cours...).L'autre partie qui aborde les mathématiques est intéressant aussi. Mais encore là, si vous avez déjà suivi un cours de statistiques, vous n'apprendrez pas grand chose. Il faut admettre que la mémoire en perd quelques bouts. Ce chapitre permet de connaître un peu plus les chiffres et les analyses qui s'y portent pour pas se laisser berner par eux. L'auteur donne un exemple intéressant : un candidat de thèse à lancé que depuis 1950 « le nombre de jeunes tués ou blessés par arme à feu aux États-Unis avait doublé chaque année »1. Or, comme l'auteur le dit, si on est très conservateur et que l'on dit qu'en 1950 il y avait un seul jeune tué par balle et que l'on double à chaque année, en 1965 on arrive à 32 768 morts, en 1980 « un gros milliard d'enfants »1, en 1987 ce nombre dépasse le nombre total d'être humains qui ont mis le pied sur la Terre. Bref, ce livre est un bon outil pour argumenter lors des débats et ne pas vous laisser berner par vos opposants à l'aides d'arguments bidons. Ça peut être aussi les médias et les politiciens qui ne disent pas toujours ce qui est vrai à 100%. En vente dans les librairies à 18.75 dollars. Pas cher pour développer votre réflexe d'autodéfense intellectuelle ! 1. Petit cours d'autodéfense intelectuelle, Normand Baillargeon, Lux Éditeur, 2005. publié par elbaid le 6 octobre 2005 02:07 | 423 mots | |
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« '' Aimer quelqu'un qui vous aimes aussi, c'est du narcissisme. ''Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça c'est de l'amour''... Auteur dont je ne me souviens pas du nom Bonne St- Valentin à tous »
-- Envoyée par Mélodya78 Écrire votre propre pensée Artiste : JT Bruce Album : The Dreamer's Paradox Piste : Plunge Into Hyperreality Durée : 4m52s Site web : Jamendo : JT Bruce Licence : Creative Commons
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