Changement de comportement policier

T
out le monde sait que les policiers à Montréal font preuve d'un certain laxisme : peu de présence et un laisser-aller en n'appliquant pas le code de la sécurité routière comme il le faut. Mais à partir de demain tout changera. Quelques 133 policiers seront ajoutés pour accroître la sécurité des piétons, des cyclistes et des automobilistes et améliorer la cohabitation routière.

Parce que depuis quelques années c'est presque l'enfer. Automobilistes, cyclistes et piétons qui passent sur la rouge ; piétons qui traversent au milieu d'une rue, au lieu de traverser à l'intersection ; cyclistes qui se déplacent en sens contraire à la circulation ou qui roulent sur le trottoir ; automobilistes qui ne respectent pas les priorités ; etc.

Tout ça devra changer. Les policiers ajoutés auront comme objectif de changer le comportement de cette faune urbaine en fesant de la prévention et de la répression. « Notre plus grand défi consistera à inciter les usagers de la route à modifier leur comportement. Par expérience, nous sommes conscients qu'un changement de cette ampleur prendra du temps, qu'il nécessitera même, au début, une certaine période d'adaptation de la part des usagers », a expliqué le directeur du SPVM, Yvan Delorme.

Le bilan routier s'alourdi. En 2001, 161 piétons se sont retrouvés morts ou gravement blessés, tandit qu'en 2004 ce sont 226 qui se sont retrouvés dans cette situation.

Cet ajout de 133 policiers dans les rues de Montréal est une bonne nouvelle pour tout le monde.

publié par le 30 janvier 2006 14:53 | 258 mots | Commentaires 1 | Permalink | haut

Cadeau de Dieu

S
ur mon chemin tu t'es trouvé dans un coin du métro Bonaventure pour m'offrir cette offrande digne des répentus.

Merci Dieu pour ta grâce si généreuse. En ces temps difficiles ce présent est la vision éternelle de ta sagesse infinie. On mange de la marde, mais au moins nous avons le Nouveau Testament. Oui nous avons le Nouveau Testament grâce à toi Seigneur. Vous êtes grand !
Nouveau testament

publié par le 27 janvier 2006 14:15 | 88 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Déclin démographique : bonne nouvelle

L
es experts sont unanimes : le déclin démographique est un fléau qu'il faut combattre. Il faut à tout prix prendre des mesures pour ne pas laisser un fardeau aux générations futures. Nos enfants et les enfants de nos enfants ne voudront probablement pas payer des sommes importantes en impôts pour subvenir aux besoins de gens du troisième âge, beaucoup plus nombreux que la population active.

C'est la catastrophe ! Avec une moyenne d'un enfant et quelque par femme en âge de procréer, c'est plus bas qu'il n'en faut pour stabiliser une population, alors qu'il faut au moins 2.1 enfants par femme pour maintenir une population. Qu'arrivera-t-il dans 30 ans ? Dans 50 ou 70 ans ? Plusieurs s'attendent à un recul de la croissance économique, des récessions, des charges énormes sur le dos des travailleurs, etc.

Pour la première fois au Japon la population a régressé de 19 000 personnes par rapport à l'année précédente. Avec un taux de naissance de 1,3 enfant par femme, si la tendence se maintient (Bernard Derome), les japonais seront décimés d'ici 2800. C'est extrême comme prévision, mais ça donne l'idée.

Il n'y a pas que le Japon. L'Allemagne ou en Italie on observe le même phénomène quoique moins accentué. Le « fléau » atteint les pays riches et le Canada ne fait pas exception.

Eh bien réjouissez-vous ! Oui, mes frères ! Réjouissez-vous car il faut prendre le déclin démographique comme une bonne nouvelle. C'est ce qu'affirmait The Economist dans une édition du début de l'année.

S'il faut s'en réjouir c'est que les entreprises s'adapteront au manque de travailleurs. Elles investiront massivement dans la recherche et le développement de nouvelles technologies pour pallier à ce manque. Des avancées seront faits pour augmenter la productivité des travailleurs.

Les experts le sentent, le produit intérieur brut d'un pays dont la population vieilli pourrait aussi diminuer, mais ce n'est pas grave. Ce qu'il faut c'est de maintenir un PIB per capita stable et l'augmanter de préférence. Si la productivité monte, le PIB per capita augmente aussi et c'est ce qui compte réellement pour maintenir un niveau de vie acceptable.

Pendant des siècles l'humanité a subi des hauts taux de fertilité et en même temps des hauts taux de mortalité. Maintenant, nous avons des bas taux de fertilité, mais tout aussi de mortalité. Nous devons nous en réjouir selon le magazine, surtout que depuis les années 60, nous avons gagné dix ans en longivité en moyenne. Ce qui permet d'anticiper des pré-retraites plus longues et de meilleures retraites par la suite.

Il faut ajouter aussi que les baby-boomers d'aujourd'hui sont beaucoup plus en santé et beaucoup plus éduqués que nos grand-parents, donc ils ne seront peut-être pas un aussi grand fardeau qu'on le pense.

Démographie
Démographie
Images de Statistique Canada.

publié par le 26 janvier 2006 15:23 | 524 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Profil de Stephen Harper

U
n article paru dans Le Monde édition du 25 janvier 2006.
Un héraut du pays profond

Malgré ses yeux bleus perçants et son sourire engageant, Stephen Harper, 46 ans, n'a rien d'un jeune loup charismatique mais il est certainement un politicien rassembleur, fin stratège, qui a su convaincre les Canadiens qu'il pouvait remplacer utilement son prédécesseur, le libéral Paul Martin.

Marié et père de deux jeunes enfants, ce Torontois d'origine et Albertain d'adoption a l'allure d'un premier de classe, studieux et ambitieux. Il a étudié les sciences économiques mais la politique est sa vraie passion. Jeune militant conservateur, il arpente à 25 ans les couloirs de la Chambre des communes comme attaché parlementaire d'un député de Calgary.

Déçu du Parti conservateur, il fonde avec plusieurs, en 1988, le Parti réformiste, formation aux idées ultraconservatrices qui a pris racine dans l'Ouest canadien. Cinq ans plus tard, il entre par la grande porte aux Communes.

Son image de conservateur radical lui colle déjà à la peau. Lui, pourtant, se définit comme « un décentralisateur et autonomiste », farouche défenseur d'une limitation du rôle et des finances de l'Etat fédéral. En 1997, il se met en retrait de la politique et crée une association de citoyens qui dénonce le gaspillage de fonds publics et prône la démocratie directe. En 2001, le Parti réformiste est devenu l'Alliance canadienne et il en devient le chef. Un an plus tard, il revient aux Communes à la tête du principal parti d'opposition !

Il rêve encore d'une union de la droite et négocie en secret une fusion de son parti avec le Parti progressiste-conservateur. Fin 2003, naît le Parti conservateur du Canada dont il prend les rênes. Avec adresse, il réussit à apaiser les tensions entre modérés et radicaux de droite. À l'extérieur, toutefois, son image de conservateur modéré a du mal à s'imposer et il ne parvient pas détrôner les libéraux lors des élections de juin 2004.

Dix-huit mois plus tard, les libéraux tentent encore de le diaboliser en l'associant à la droite américaine. M. Harper essuie les coups sans se départir de son flegme. Il arpente le pays, parle français au Québec, courtise les Ontariens, sans oublier sa « base » de l'Ouest canadien. Aux plus radicaux, il montre combien il est attaché à la religion et aux valeurs familiales. Il termine ses discours d'un God Bless Canada, promet de ramener au Parlement le dossier des mariages homosexuels et se classe dans le camp des pro-Américains, favorables à la guerre en Irak et à la participation du Canada à un bouclier antimissiles nord-américain. Au terme d'une campagne menée tambour battant, il se préparait à assumer l'un de ses deux rôles préférés : premier ministre ou « père de famille à plein temps ». Les Canadiens lui ont donné le premier.

publié par le 24 janvier 2006 13:06 | 495 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Résultats des élections fédérales 2006

F
inalement, c'est avec l'élection de 124 députés et 36,25 % des votes que le Parti Conservateur l'emporte.

À titre d'information, c'est 64,9 % des gens ayant le droit de vote qui se sont déplacés.

Les résultats au pays
PartisSiègesVotes en %
PCC12436,25
PLC10330,22
BQ5110,48
NPD2917,49
IND10,52


Résultats dans la province
PartisSiègesVotes en %
BQ5142,08
PLC1320,71
PCC1024,58
IND10,88

publié par le 24 janvier 2006 12:48 | 168 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Taux de participation

B
eaucoup de gens pensent que le fait de tenir des élections en plein hiver peut rebuter quelques électeurs. Certains s'attendent à un taux de participation moindre que les autres élections. Contrairement au DGE qui pense avoir un meilleur taux de participation. Vous avez sûrement vu les publicités pour inciter les gens à voter. Plusieurs citoyens n'iront pas voter à cause de l'impression d'impuissance. Ils croient que leur vote ne fera pas de différence.

Selon vous quel sera le taux de participation ?
  • Moins de 40 %
  • De 40 à 49 %
  • De 50 à 59 %
  • De 60 à 69 %
  • Entre 70 et 79 %
  • Entre 80 et 89 %
  • 90 % et plus
Résultats sondage 17

Et vous, allez-vous voter demain ?
  • Oui
  • Non
Résultats sondage 16

publié par le 22 janvier 2006 21:41 | 161 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Solution aux indécis

O
n apprenait récemment dans les médias que le nombre d'indécis est en augmentation depuis l'éventuel grouvernement conservateur le 23 janvier.

Si c'est votre cas, vous pouvez aller sur le site de Saplin.com où un questionnaire sur différentes mesures vous aidera à choisir. Et si vous n'êtes pas indécis, c'est toujours amusant de voir si le parti qu'on choisi correspond vraiment à nos valeurs.

Aussi, si cela vous intéresse, à chaque question vous pouvez tenter de deviner à quel parti appartient chacune des réponses / mesures. Une façon de savoir si vous êtes bien au courant des programmes électoraux.

Mon résultat est :
  • Bloc : 7 de vos réponses coïncident avec les idées de ce parti : santé, réforme du parlement, impôts, économie, défense nationale, aide internationale, armes à feu.
  • Libéraux : 4 de vos réponses coïncident avec les idées de ce parti : petite enfance, assurance-emploi, éducation, environnement.
  • Conservateurs : 1 de vos réponses coïncident avec les idées de ce parti : relations avec les provinces.

publié par le 20 janvier 2006 14:28 | 188 mots | Commentaires 3 | Permalink | haut

Vive les indépendants

U
ne chose particulière se passe en cette élection de 2006, c'est qu'il y a plus d'indépendants que dans le passé et surtout, qu'on en parle plus. C'est bien car, souvent ils ont un discours plus intéressant et ils se trouvent souvent plus « connectés » à la population que les autres candidats qui représentent un grand parti.

C'est le cas d'André Arthur qui se présente dans Portneuf - Jacques-Cartier. On apprenait aussi qu'il était le favori dans ce compté avec 36 % des intentions de vote selon un sondage CROP.

Autre cas à souligner, c'est la présence d'une personne qui connaît bien la rue, Éric « Roach » Denis qui se présente dans Outremont. Outremont est considéré comme un château-fort libéral, mais avec les déboires de ces derniers temps, rien n'est aussi certain.

L'idée de Roach est de donner une voix à ceux qui en ont pas : « Je veux amorcer un changement dans le système électoral canadien afin que la population soit représentée adéquatement et qu'elle puisse se faire entendre. L'exclusion des marginaux se retrouve partout dans notre société, mais surtout en politique. Il faut que cela change. »

Avoir été dans Outremont (c'est loin d'être le cas ! ;) ), j'aurais probablement voté pour un gars comme Roach. Je crois qu'il est important que tout le monde puissent amener ses idées et que tout le monde peut réussir. Il faut l'admettre, l'indépendant se bat contre des gros noms : Jean Lapierre est représentant pour les Libéraux et Léo-Paul Lauzon du côté du NPD. J'espère que l'indépendant aura une bonne partie des votes.

Pour le moment Roach sera à Infoman ce soir et on peut lire son blogue.

Roach
Image de Roach, prise de son site.

publié par le 19 janvier 2006 11:15 | 333 mots | Commentaires 3 | Permalink | haut

Nouvel appui au PCC

C
e cher André Pratte ! Il nous en fait voir de toutes les couleurs. Spécialement du rouge depuis quelques années, il était un fervant serviteur des Libéraux, mais maintenant, il voit bleu. Pas bleu Bloc bien sûr ! un bleu conservateur.

Son éditorial d'hier donnait expressément l'appui au Parti Conservateur du Canada dès le début de l'éditorial :
Deux faits ressortent de la campagne électorale qui s'achève. D'abord, le Parti libéral du Canada est aujourd'hui rongé par l'usure et par les guerres intestines. Dirigés par un chef qui n'a pas su faire l'unité au sein de sa propre formation, les libéraux ne sont tout simplement plus en mesure d'offrir au pays le gouvernement responsable, dynamique et efficace dont il a besoin. Ensuite, le Parti conservateur se présente désormais comme un véritable parti national, avec un programme modéré et cohérent et un chef donnant tous les signes d'être prêt à gouverner. Pour ces raisons, La Presse donne son appui au Parti conservateur de Stephen Harper en vue des élections de lundi prochain.


Ben tiens ! La Presse qui est traditionnellement fédéraliste et du côté des Libéraux, se retrouve maintenant toujours autant fédéraliste, mais d'un bleu conservateur.

Certaines personnes pensent que le virage de La Presse vers les conservateurs est pour enlever le pouvoir à Paul Martin. Comment ? La Presse appartient aux Desmarais et les Desmarais sont amis de Jean Chrétien qui lui est pas ami de Paul Martin. Tiré par les cheveux ? À vous de juger.

Ou peut-être va-t-on avec la majorité ? Vous savez comme ces électeurs indécis qui décident de voter pour le possible gagnant au pouvoir, cela fait à l'aide des sondages. « Les Conservateurs vont l'emporter selon la dernière enquête CROP ? Ok, je vote pour eux. Je ne connais pas leur programme, mais pas grave, si la majorité des gens votent pour, il doivent savoir de quoi il est question. »

Pour lire l'édito en question c'est là. D'ailleurs, si cela vous intéresse, sur le blogue de Richard Martineau on parle d'André Pratte suite à un éditorial écrit le 11 janvier.

publié par le 18 janvier 2006 06:53 | 423 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Karla le film

V
oilà un bel exemple de récupération cinématographique. Les médias ont été conviés à assister à une première diffusion du film Karla, qui sera à l'affiche sur 100 écrans à travers le Canada en fin de semaine. Et jusqu'à maintenant, les critiques sont dures. Et pour cause, le film sort trop tôt alors que des blessures sont encore à cicatriser chez les parents des victimes. De plus, le film dépeint la principale intéressée comme elle-même une victime.

Il s'agit d'un film qui dit la vérité. C'est ce qui s'est réellement passé, selon les producteurs. Dans le film, on voit Karla continuellement comme une victime, obéissante et soumise à son mari, Paul Bernardo. Or, dans les vrais vidéos prises par le couple, les gens qui l'ont visionné parle plutôt d'une Karla participative et de celle ayant l'initiative d'enlever les preuves une fois le crime commis.

Aussi, il y a quelques faits inexactes. Lors du meurtre de la soeur cadette Tammy, on voit Karla dans le film appeurée et courir appeler le 911. Alors qu'en réalité, elle avait son sang-froid, a enlevé le plus de preuves possible et c'est seulement après qu'elle a appelé les urgences.

Au Québec, dans les publicités, le film est présenté comme n'importe quel thriller hollywoodien, mais il ne s'agit pas de n'importe quel film. Un film qui sort trop tôt, alors qu'Homolka sortait à peine de prison cet été, alors qu'elle fesait encore les manchettes, alors que les mémoires sont fraîches.

Peut-être que le public sera au guichet de ce film pour aller le voir. Question de voyeurisme peut-être. Mais certaines critiques disent tout simplement de mettre notre argent ailleurs que dans ce film, qui reste, pour le jeu d'acteurs, la qualité générale du film, un long métrage moyen, sans plus. Je suivrai ce conseil.

Et vous, irez-vous le voir ce film de Karla ?
  1. Oui, ça l'air bon
  2. Oui, je suis voyeur / voyeuse
  3. Non, je n'ai pas de temps à perdre
  4. Non, je n'aime pas la violence
Sondage 14

Karla le film
Image © Christal Films.

publié par le 17 janvier 2006 11:42 | 406 mots | Commentaires 3 | Permalink | haut

Option Canada

I
l y a beaucoup de malentendus ces temps-ci avec l'histoire d'Option Canada. Ce qu'il faut comprendre c'est que les 25 millions versés par le PQ avait été fait dans un cadre légal. Le parti aurait pu dépenser 100 millions qu'il n'y aurait pas eu de problème (bon, il y avait sûrement un budget maximal à ne pas dépasser). Le hic c'est que le référendum de 1995 était une affaire provinciale, à l'intérieur du Québec.

Beaucoup de gens pensent qu'Option Canada a dépensé 5 millions illégalement en allant contre la loi référendaire du Québec. Comme les auteurs Normand Lester et Robin Philpot l'ont écrit dans le livre Les secrets d'Option Canada.

Et certains croient que non, comme Liza Frulla, elle qui a été en mesure d'affirmer qu'aucune subvention avait été offerte au camp du NON en 1995. « C'est un torchon mensonger lancé stratégiquement en pleine campagne électorale par deux auteurs : l'un qui se définit comme un patriote — M. Lester — et l'autre était l'attaché de presse de la Société Saint-Jean Baptiste », disait-elle hier.

Quand on lui a demandé si elle avait connaissance des fonds fédéraux qui avaient été livrés à la campagne du NON, la ministre du Patrimoine Canadien n'a pas voulu répondre. Elle, qui en 1995, avait travaillé pour le Conseil de l'unité canadienne, instigateur d'Option Canada, mais non avec ce dernier organisme, selon Le Devoir.

Pour lire l'article : Frulla qualifie le livre de Lester et Philpot de «torchon mensonger», Le Devoir édition du 16 janvier 2006.

publié par le 16 janvier 2006 15:56 | 288 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Une idée d'un million

C
'est étonnant des fois comme des idées originales peuvent rapporter. Vous avez peut-être entendu parler de cette page à un million de dollars (Million Dollar Homepage) qui vendait des pixels. Un pixel égale un dollar. Avec une image de 1 000 x 1 000 pixels (1 000 000 de pixels), il y avait donc une possibilité de 1 000 000 $. Et c'est fait... même plus !

L'étudiant en question, Alex Tew, un Anglais de 21 ans, a réussi l'exploit d'amasser 1 028 100 $ US pour payer ses études et des bas de qualité. Les derniers 1 000 pixels ont été vendus pour 38 100 $ sur eBay.

Imaginez expliquer à votre patron que la compagnie est dans le trou de 30 000 $ pour avoir acheté 1 000 pixels sur une page Internet. Mais les médias en ont assez parlé que ça pu générer un traffic intéressant et donc faire de la bonne pub pour ceux qui ont un petit espace sur la page. Cette page sera offerte au moins pendant 5 ans, mais probablement plus.

Imaginez le retour sur investissement là-dessus ! Le domaine c'est 9 $ US, l'hébergement c'est environ 50 $ pour 6 mois. Un petit peu de passe temps et voilà un retour de 17 135 % en 6 mois. C'est fort. Vive la puissance Internet.

Plusieurs ont recopié le concept, mais évidement sans trop de succès. C'est la personne qui a eu l'idée originale qui en sort gagnant. Ça fait juste chier de ne pas y avoir pensé moi-même avant ! ;)

Il se peut que je n'écrive rien pour quelques jours, je vais brainstormer pour trouver l'idée du siècle qui va me rapporter un max de cash ! ;)
Million dollar homepage

publié par le 14 janvier 2006 16:30 | 325 mots | Commentaires 1 | Permalink | haut

C'est le printemps !!!

J
e ne suis pas du genre à parler météo, mais aujourd'hui je trouve que la météo est étonnante. Une journée de printemps en plein mois de janvier. Il me semble que lorsque j'étais ti-cul, le mois de janvier représentait de courtes journées grises, très froides et avec des mètres de neige. Maintenant ? Rien de ça. Gros soleil, 8 degrés celcius, le tout fond et les nids de poule apparaissent.

Pendant ce temps il y a des records de froids en Europe et des tempêtes de neige monstre (enfin, de notre point de vue c'est de la petite bière, mais de leur point de vue c'est la tempête du siècle ! ;) )

publié par le 13 janvier 2006 12:41 | 122 mots | Commentaires 2 | Permalink | haut

Le Bloc Québécois est un boulet

S
uite à un texte publié par Mario Dumont le 11 janvier dans Le Devoir, c'est à l'affirmation qu'en est arrivée hier le chef de l'ADQ lors d'une conférence de presse : le Bloc est un boulet.
[...] il faut se poser la question, est-ce que le Bloc Québécois livre la marchandise, [...] vous savez, vous connaissez ma position, je pense que le Québec est un peuple minoritaire sur le continent, qu'il doit utiliser tous ses outils, utiliser tous les moyens qui lui sont disponibles pour avoir de l'influence, pour se donner un impact, pour être capable de jouer ses cartes adéquatement et est-ce que le Bloc Québécois nous permet de faire ça ? Et la réponse à laquelle j'arrive c'est non. Je pense que le Bloc québécois est beaucoup plus devenu un boulet politique que le Québec traine.


Le Bloc livre la marchandise, sinon personne ne voterait pour ce parti. Je pense qu'il ne faut pas prendre les gens pour des cons. Parce qu'il semble que ce soit le cas ici. Si le Bloc était vraiment un boulet et inutile, pourquoi tant de gens votent en sa faveur ? « Euhh, Bloc Québé... Québé... Québécois... euh me sembe sa sonne correk, le X va aller icitte. » Si les gens votent pour ce parti c'est que les valeurs qu'il représente sont les mêmes ou du moins en partie. Sinon, les autres options existent : Libéral, Conservateur, Démocratique, Vert et indépendants.

Mario Dumont ajoute :
Je ne pense pas que le Bloc Québécois nous livre la marchandise. L'argument de vente du Bloc c'est de dire on sera le meilleur gardien de but, mais ils oublient nous dire que ça fait peut-être 12-13 ans au Québec qu'on a pas compté un but sur la scène fédérale, qu'on a pas été dans une position d'influance réelle, qu'on a pas été dans les grands enjeux. [...] et le Bloc Québécois malheurusement n'a pas en terme d'influance réelle pour le Québec, n'a pas un bilan qui est tellement reluisant.


Le problème c'est que l'ADQ n'a pas vraiment « d'influence réelle » pour le Québec non plus. À part une visite à Toronto avec des gens d'affaires, je ne vois pas trop où est l'influence de Mario Dumont. Et puis, le chef adéquiste est plutôt bon pour sortir de l'ombre telle la marmotte. On ne le voit pas un certain temps et hop ! il réapparaît ! Comme aujourd'hui. D'ailleurs, on l'avait traité d'opportuniste après avoir voulu sauver Jeff Fillion et sa liberté d'expression, il était alors sorti de nul part. Question de visibilité semble-t-il.

Les questions du Bloc à la Chambre des communes n'ont pas du tout empêché le scandale des commandites de se produire, selon Mario Dumont. Pire, la présence du Bloc a permis aux libéraux fédéraux de se maintenir au pouvoir malgré l'arrogance et la corruption, dit-il. Quel parti, sauf le PLC lui-même, aurait pu empêcher le scandale ? Les conservateurs ? Les députés libéraux de plus venant du Québec ? (sans le Bloc, la majorité des circonscriptions aurait été gagnés par des candidats libéraux en 2004), Le NPD ?

Il ne faut pas oublier aussi que le gouvernement de Paul Martin avait passé à un cheveu de tomber lors du vote du budget, et le vote de confiance, à cause du Bloc, mais aussi à cause des conservateurs. Et ils ont permis l'enclanchement de la campagne actuelle. C'est une preuve de pouvoir ça.

Le chef adéquiste en ajoute en disant : « Le Bloc Québécois a été sauvé par le scandale des commandites. Le scandale des commandites a été la bouée de sauvetage du Bloc et la ils roulent encore là dessus. Là, faut faire attention, aujourd'hui Gilles Duceppe et son équipe sont un peu comme les gens de la météo : ils [rient] du scandale des commandites qui les a sauvé comme les gens de la météo apparaissent plus à l'écran quand il y a une tempête, quand il y a du verglas, quand ça va mal. Mais quand il fait beau, ce que tout le monde souhaite, on les voit pu. » Cette dernière partie de la citation me fait exactement penser au parti de l'Action Démocratique du Québec. Et ça revient à ce que je disais à propos de l'affaire Jeff Fillion.

Le Bloc Québécois ne sera jamais au pouvoir à Ottawa, c'en est une certitude, tout le monde le sait. Ce n'est d'ailleurs pas le but du Bloc d'en arriver là. Comme le chef Gilles Duceppe le dit, le principal objectif du Bloc Québécois est de veiller aux intérêts du Québec et des québécois. Au Québec, on est majoritairement pour le protocole de Kyoto, le Bloc l'a déffendu à Ottawa. Il ne faut pas oublier que Paul Martin n'était pas pour le protocole au début. Il a changé de cap par la suite. La majorité des québécois étaient contre le bouclier anti-missile américain. Le Bloc est contre aussi. Paul Martin était pour avant de changer encore de cap et être contre par la suite.

Et si le Bloc n'existait pas ? Est-ce que le Québec, qui est différent du RoC (on le sait), aurait été bien représentée ? Par les Libéreaux avec leur scandale ? Par les conservateurs qui défendent des valeurs albertaines (anti-kyoto, anti-mariage gai, etc) ?

Mais je pense que Mario Dumont a raison dans le fond. Le Bloc Québécois est un parti confiné à une province et qu'il doit donc s'élargir à travers le Canada. Bon, sans le même nom bien sûr, mais avec les mêmes valeurs progressistes. D'ailleurs, il y avait un reportage à la radio de Radio-Canada qui disait qu'il y a des adeptes du Bloc hors-Québec. Au Nouveau-Brunswick ou à Terre-Neuve, des gens voteraient Bloc s'ils avaient un candidat dans leur circonscription. Même que certains font venir des pancartes électorales bloquistes du Québec pour les afficher devant leur maison.

Mario Dumont
Mario Dumont. Image © Reuters.

publié par le 13 janvier 2006 06:11 | 1075 mots | Commentaires 14 | Permalink | haut

Censure radio-canadienne ?

S
'il y a un poste de télé que je regarde particulièrement, c'est bien Radio-Canada. Le propos des émissions qui y sont diffusés m'intéresse plus qu'à d'autres chaînes. Il y a aussi Télé-Québec pour Les Francs-Tireurs, mais à Radio-Canada les émissions d'information ont la cote. Même si elle est beaucoup critiquée depuis quelques années pour sa qualité de programmation, versant de plus en plus vers l'infotainment.

Mais une critique plus grave encore fait l'objet d'un débat envers Radio-Canada. Le dernier congédiement de François Parenteau des Zapartistes, alors chroniqueur à une émission radio de la Première Chaîne a levé un tollé. Quoique restrain finalement, même si le Bloc en a fait mention.

Depuis huit ans, François Parenteau a fait des chroniques d'humeur à une émission radiophonique Samedi et rien d'autre, diffusé le samedi matin de 7h à 11h. La société d'État a mis fin au contrat du zapartiste en arguant que son style était trop « éditorial et pamphlétaire ». « Radio-Canada est justement venu me chercher pour que je fasse de l'humour et de l'humeur avec de l'opinion et du mordant » disait François Parenteau pour s'expliquer.

La directrice générale des communications, Guylaine Bergeron, réplique que « La radio de Radio-Canada favorise la diversité d'opinions et non le monopole de l'opinion. Malheureusement, le style de M. Parenteau était éditorial et pamphlétaire et on a dû mettre fin à son contrat ». Mais en mettant le Zapartiste dehors, on contribue à ce monopole d'opinion radio-canadienne. S'il avait une opinion différente, il avantage la diversité d'opinion.... enfin, il me semble.

On sait que les Zapartistes sont des indépendantistes, de fiers Québécois et certains pensent que le congédiement aurait un rapport, surtout en pleine campagne électorale fédérale. Mais Parenteau disait lui-même avoir une large opinion : « Je ne suis pas un politicologue, je suis un humoriste. Même si parfois le ton peut être largement sérieux dans une chronique, c'est toujours matière à réflexion et loin d'être univoque. J'ai tapé sur tout le monde, y compris les souverainistes ou la gauche. » L'envers de la médaille c'est que « De septembre à décembre, on a évalué l'ensemble de ses billets et ils étaient encore éditoriaux et pamphlétaires », selon Mme Bergeron. Il y a-t-il une différence entre dire son opinion, faire des éditoriaux et être pamphlétaire ? On pourrait dire qu'André Pratte, éditorialiste de La Presse, est pamphlétaire avec son fédéralisme. Quelqu'un s'en plaint ?

Suite à la décision de Radio-Canada de mettre fin au contrat de François Parenteau, Christian Vanasse a quitté de son plein gré, par solidarité, la Première Chaîne alors qu'il y avait lui aussi une chronique humoristique en duo avec Christopher Hall. Les « deux Chris » d'Indicatif Présent ne sont plus depuis ce temps.

٭ ٭ ٭

Ce n'est pas la première fois que Radio-Canada montre la porte pour divergeance d'opinion. En novembre 2001, suite à la publication du Livre noir du Canada anglais, Normand Lester avait été suspendu de la société d'État, lui qui y travaillait pendant une vingtaine d'années. Il en avait été ainsi pour manque d'objectivité journalistique. Ce qui avait alors lancé un débat sur la signification d'objectivité journalistique.

Mario Dumont
Christian Vanasse et François Parenteau. Image Le Devoir.

publié par le 12 janvier 2006 13:37 | 588 mots | Commentaires 2 | Permalink | haut

Erreurs MSN Space

J
e ne sais pas ce qui se passe depuis quelques jours, mais il me semble que Microsoft a de la diffculté avec le MSN Space.

Au début j'y voyais des avertissements de mise à jour, donc impossible de publier ou de sauvegarder un billet. Une autre fois, j'édite un billet et une fois que je veux sauvegarder, je clique sur « Enregistrer comme brouillon » et une fois revenu à l'édition du texte, les modifications n'apparaissent pas !

Heureusement, j'ai pris l'habitude d'ouvrir un éditeur de texte et d'y mettre temporairement le code HTML du billet... au cas-où.

Et hier l'accès aux pages d'administration du blogue était vraiment lent. Trop lent. J'ai abondonné.

Ça vous arrive souvent des mésaventures avec ce MSN Space ?

Erreurs MSN

Ça craint beaucoup ce genre d'erreurs quand on veut commenter l'actualité. Il me semble que deux jours après c'est un peu tard ! ;)

Note : Ce blogue se trouvait précédemment sur le service MSN Spaces

publié par le 11 janvier 2006 01:25 | 184 mots | Commentaires 9 | Permalink | haut

Le PLC et la souveraineté

C
e qui frappe depuis le début de la campagne électorale fédérale, c'est cette campagne de peur à propos de la souverainté du Québec si le Bloc gagne des comptés et devient plus populaire qu'à l'élection précédente.

On pouvait entendre Marc Garneau commenter à ce sujet et en faire une comparaison douteuse : « Je crois que certains souverainistes n'ont pas réfléchi aux conséquences à long terme de leur projet. C'est un peu comme lorsque les Américains ont envahi Bagdad. C'est arrivé très rapidement, mais qu'est-ce qui arrive ensuite ? ».

Le Premier Ministre du Canada en a rajouté à la suite des déclarations de Marc Garneau en disant que l'idée de l'Irak « n'était peut-être pas le meilleur exemple à choisir », « qu'il exprime une inquiètude réelle partagée par plusieurs Québécois » et aussi en reprenant Pauline Marois, lors de la course à la chefferie, en disant qu'il y aura des « turbulences » à la suite d'un OUI référendaire au Québec. Marc Garneau, étant un ancien astronaute, sait de quoi il parle.

Paul Martin et Lucienne Robillard, candidate libérale dans Westmount - Ville-Marie, sont du même avis, il s'agit ici d'élections référendaires.

Ce n'est pas la première fois qu'on entend de tels discours alarmistes sur la souveraineté. Paul Martin a donné une série d'entrevues lundi dernier où il a mentionné une instabilité politique qui pouvait compromettre la santé économique. Stéphane Dion aussi a fait sa part en se demandant pourquoi les canadiens investiraient leur argent au Québec sachant que les souverainistes « se sauveraient avec après ». Il y a aussi Marc Garneau, qui avait dit, avant la comparaison en Irak : « Je quitterais le Québec, c'est certain. Pourquoi je resterais ? J'en serais incapable, je me suis battu contre l'indépendance toute ma vie. Je suis Canadien, j'ai servi mon pays dans la marine puis dans l'aérospatiale. »

Lucienne Robillard disait que « le ton a été donné par M. Boisclair et M. Duceppe en début de campagne. Il n'y a personne qui se leurre. Les bureaux de députés élus du Bloc deviennent des permanences du Parti Québécois. » Je ne sais pas pour vous, mais la majorité des discours de Gilles Duceppe me semblent parler des scandales faits par les Libéraux. Peut-être parle-t-on de souveraineté, mais pas autant que les déboires libéraux, incluant la surtaxe exigée des nouveaux arrivants, tel que mentionné par Duceppe hier.

On le sait tous, le Bloc ne sera jamais au pouvoir du Canada, même si tous ses députés sont élus. Restraint au Québec, le parti bloquiste se concentre au Québec pour les intérêts québécois. Ils se disent souverainistes, bien sûr, mais il ne pourront jamais à eux seuls en arriver à faire du Québec un pays. Bref, même si les bloquistes sont très populaires ici, tant qu'il y aura des Libéraux à la tête du gouvernement provincial, rien ne sera fait sur ce point, c'est garanti.

La stratégie de parler négativement de souveraineté pendant une campagne fédérale, c'est bien sûr d'aller chercher des votes bloquistes, mais aussi convaincre les fédéralistes qui votent pour le NPD de voter pour les Libéraux. Paul Adams, de la firme Eakos, croit qu'il y a un lien entre la campagne de peur et la montée des conservateurs dans les sondages. « Les libéraux ont dû faire leur propre sondage interne, voir cette augmentation des conservateurs et vouloir y réagir. La clé pour les libéraux pour augmenter leur performance au Québec est de rapatrier tous les votes fédéralistes. Avec une telle campagne, ils ne tentent pas de persuader les bloquistes de se désintéresser de l'option souverainiste mais plutôt de persuader les fédéralistes qui sont au NPD et au PC. »

S'il y a cette campagne de peur à propos de l'indépendance du Québec, c'est peut-être parce que le Parti Libéral du Canada n'a pas tant de confiance envers son homologue québécois. Le PLQ peut façilement perdre les prochaines élections provinciales au profit du Parti Québécois. Tout ça dû au mécontentement de la population envers le gouvernement Charest.

C'est peut-être vrai qu'il y aura de l'instabilité politique, économique, qu'il y aura des « turbulences » après un référendum positif, mais le problème c'est qu'on en sait rien. Toutes ces prédictions se basent sur pas grand chose. Mais le fait d'en parler a probablement effet sur les « matantes » Gertrude qui ne voteront pas du « côté obscur » ...

Marc Garneau
Image © Radio-Canada.

publié par le 6 janvier 2006 14:14 | 835 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Les États-Unis sont pauvres

L
es États-Unis ont beau paraître comme le pays idéal pour plusieurs et il a beau être le pays le plus puissant et influant au monde, mais tout n'est pas si simple et rose. Le pays de l'Oncle Sam agit comme un oncle ayant un gros salaire en plus d'avoir une maison de plusieurs millions, plusieurs voitures de plus de 250 000 $, des appartements à Paris, New-York, Londres et des systèmes de sécurité dernier cri. Mais il a tout ça à crédit.

En fait, la dette étatsunienne est énorme. Si tout continue comme aujourd'hui, avec les déficits, la dette pourrait atteindre 43 000 milliards d'ici 2015. Le mode de vie que se paient les étatsuniens est acheté à crédit. Si la situation ne se régularise pas, on s'attend à des problèmes économiques qui toucherait non seulement le pays lui-même, mais tous ses partenaires commerciaux, en commençant par le Canada.

Il y a deux volets à la dette et au déficit étatsunien : l'administration Bush et les consommateurs.

L'administration Bush

Quand Bush est entré au pouvoir, le budget fédéral était éxcédentaire. Depuis, un déficit de 413 milliards s'y est retrouvé en 2004 et de 319 milliards en 2005. Les prévisions de la Maison Blanche se chiffent à 341 milliards de dollars pour 2006, mais certains économistes pessimistes prévoient eux plus de 400 milliards pour l'année actuelle. Surtout pour des dommages causés par des catastrophes tels que Katrina et Rita.

La gestion du pays se fait de travers. La frange conservatrice placée à la tête des États-Unis a pour effet de baisser les impôts, particulièrement aux riches et et d'augmenter les dépenses pour l'armée et la sécurité. Depuis quatre ans, Bush a permis une baisse de 25% sur le taux moyen de l'impôt fédéral sur le revenu. Pendant ce temps, il y a une une augmentation de 50 % des dépenses au niveau de l'armée. En ayant moins de revenus et plus de dépenses, il ne faut pas nécessairement être diplômé de Harvard pour savoir qu'il y a un déficit garanti.

L'intervention des États-Unis en Irak coûte très cher. On parle de milliards de dépenses. Même chose pour la guerre au terrorisme et au renforcement de la sécurité publique.

Les consommateurs

Les consommateurs étatsuniens ont connu une superbe année en 2005. Moins qu'en 2004, mais la confiance des consommateurs était assez forte pour soutenir l'économie étatsunienne encore une année supplémentaire. 2005 fût une bonne année, mais comme les années précédentes, le niveau de consommation a égalé ou même dépassé le niveau de revenu, tel qu'écrit par Joseph E. Stiglitz, professeur d'économie à l'Université Columbia. Les États-Unis ont dépensé beaucoup plus que ce qu'ils pouvaient se permettre en empruntant aux pays extérieurs sans retenue : près de 2 milliards de dollars par jour !

Ce qui a permis aux étatsuniens de tenir la route encore cette année est que la Réserve fédérale n'a pas augmenté les taux d'intérêts à long terme de la même mesure que les taux à court terme. Ce qui a donné un souffle à l'immobilier avec une augmentation de sa valeur. Mais les acheteurs ont pu quand même continuer à consommer grâce à un refinancement de crédit peu coûteux. Et les prix élevés de l'immobilier ont encouragé la construction.

Cette situation ne perdurera pas longtemps. Les économistes prévoient une augmentation du taux d'intérêt en 2006 et alors les consommateurs réserveront plus d'argent pour payer leur crédit et donc moins pour la consommation. Ce qui affectera l'économie, donc moins d'emplois, donc moins de revenus d'impôts et donc un plus grand déficit.

États-Unis coulent
Image © L'Actualité.
Sources : La Presse, L'Actualité et Yahoo Finances.

publié par le 5 janvier 2006 14:55 | 668 mots | Commentaires 3 | Permalink | haut

Les Espaces MSN version mobile

S
i vous tenez absolument voir les espaces MSN de vos connaissances n'importe où, n'importe quand, c'est possible. À l'aide d'un téléphone portable ou des assistants personnels (PDA) connectés à Internet vous pouvez lire les derniers billets publiés. Il suffit d'entrer mobile. avant l'adresse normalement utilisée.

Si l'adresse est http://spaces.msn.com/members/elbaid/ entrez plutôt http://mobile.spaces.msn.com/members/elbaid/.

Vous aurez alors une page complètement épurée, sans graphique et sans format de lettrage. Que du texte. C'est ce qui nous intéresse. La version mobile n'est qu'en mode bêta, mais bon, ça semble bien fonctionner.

P.S.: Si les pages de vos amis ont que des GIFs animés, ça sert à rien d'y aller ;)

Note : Ce blogue se retrouvait auparavant sur le service MSN Spaces.

publié par le 3 janvier 2006 12:43 | 145 mots | Commentaires 4 | Permalink | haut

Prolongement de l'autoroute 25

A
lors qu'une conférence sur les changements climatiques venait de se terminer à Montréal, le gouvernement pourrait lancer le projet du prolongement de l'autoroute 25, à l'aide d'un parteunariat public-privé (PPP).

Contrairement aux écologistes qui ont décrié le projet, tout comme Steven Guilbeault, responsable de Greenpeace, le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, se dit en faveur pour le prolongement de l'autoroute. Étant député de Laval, on peut comprendre un peu ses intérêts. Car Gilles Vaillancourt, le maire de Laval, se dit aussi tout à fait en faveur, contrairement à son homologue montréalais.

Si les gens de Laval se disent en faveur, c'est que le prolongement de l'autoroute 25 favorisera l'étalement urbain vers Laval. Ce prolongement entre directement dans une partie de Laval très peu développée, partie qui est complètement à l'Est (voir carte plus bas). En ouvrant un pont de plus vers Montréal, cela aura comme effet des désengorger les autres ponts comme Pie IX et Papineau-Leblanc. Mais cet effet pourrait être de courte durée, puisque d'autres automobilistes se rajouteront dans l'avenir et ensuite réengorger les ponts de plus belle.

Ce prolongement profitera beaucoup aussi aux municipalités de la Rive-Nord tels que Terrebonne, Mascouche ou La Plaine. Peut-être quelques résidents de l'Île de Montréal seront tentés d'acquérir une maison peu dispendieuse avec des terrains peu dispendieux dans ces municipalités.

Contrairement à Laval qui place le projet en haut de la liste de priorités, Montréal place ce projet plus bas dans la liste et place le transport en commun avec une plus grande priorité. La Ville de Montréal n'a d'ailleurs pas été consultée avant le dévoilement du projet par le Ministère des Transports, ce qui la laisse froide vis-à-vis le projet.

Je suis d'accord quand on dit que le projet de l'autoroute 25 est le mirage d'une autre époque. À l'heure des GES, des automobiles qui polluent, il est temps d'avoir une autre vision. Les gens qui pensent à l'autoroute 25, sont les mêmes gens qui étaient là dans les années 60 lorsqu'il y avait effervescence et que l'on construisait des autoroutes à n'en plus finir et à coups de millions. Tout ça pour accommoder le nombre d'automobilistes en augmentation qui engorgeaient les boulevards, pare-chocs à pare-chocs. Mais la construction d'autoroutes n'a ammené que plus de voitures et un étalement urbain avec le développement des banlieues.

Il serait préférable d'investir dans les transports en commun avec des trains de banlieue ou des tramways. Mais les résidents de Laval veulent un pont depuis longtemps et c'est eux qui votent.

Carte routière autoroute 25
Image © Google Maps. Cliquer pour aggrandir.

publié par le 3 janvier 2006 00:50 | 495 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut


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Envoyée par Mélodya78

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