Le retour au Moyen-Âge

L
ors d'une entrevue de Denis Arcan à Bazzo.tv, il a parlé brièvement de sa petite théorie personnelle. Tout comme le propos est démontré dans son dernier film, L'âge des Ténèbres. Il disait, grosso-modo, qu'on se rend de plus vers une nouvelle ère du moyen-âge. Il raconte qu'il a parlé à un metteur en scène avec qui il avait demandé quels livres ses élèves de théâtre ont lu. Le metteur en scène a répondu que ses élèves ne sont pas intéressés à lire des pièces.

Même constat dans les écoles où les élèves ne veulent plus lire les classiques de la littérature française. Trop plate semble-t-il. Si les gens lisent de moins en moins et transfèrent leurs loisir à écrire du texto dans des sites de clavardage, il faudra trouver un équivalent aux moines du moyen-âge qui gardaient patiemment le savoir écrit, le temps que les gens se remettent à lire.

Hier, dans un article fort intéressant du Devoir, on revient un peu avec le même thème du Moyen-Âge avec le « cinquième pouvoir ». Les médias étant le « quatrième pouvoir », les humoristes et les autres joueurs de l'humour étant ce nouveau pouvoir qui réussi à influencer la population, surtout au niveau politique. Or, il s'avère que l'humour est l'équivalent du fou du roi, ce dernier étant la seule personne qui pouvait dire toute la vérité (tabou) au roi sans risquer la pendaison. Quand on y pense, le rapport est là. Un politition ou un journaliste très sérieux, qui doit normalement être objectif, ne peut pas toujours donner son opinion sans être critiqué sévèrement sur la place publique. Alors, des émission comme « Et Dieu créa Laflaque », Infoman, le Daily Show, etc, peuvent se permettre cette attitude.

Le cinquième pouvoir, 19 janvier 2008, Le Devoir.

publié par elbaid le 20 janvier 2008 21:56 | 351 mots | Commentaires 2 | Permalink | haut

MacWorld 2008 Keynote : Le MacBook Air et l'iPod touch

J
e ne veux pas faire grand état de l'événement de la planète Apple qui s'est déroulée hier, les médias électroniques font très bien leur travail.

Le nouveau MacBook Air est très impressionnant en tant qu'ultra portable et les rumeurs ont eu raison. La rumeur d'un tel portable était assez forte, imaginez si ça avait été que du vent ! Sauf le mauvais jeu de mot, l'appellation Air me semble laisser à désirer. Ça me fait beaucoup penser à des basquettes, ou des pompes ! Vous imaginez ce que je veux dire avec les Nike Air. De plus, ça évoque le vide. Malgré qu'ils ont probablement voulu souligner le caractère « sans fil » du portable en prenant l'appellation Air.

En tout cas, me semble, que dans le même ordre d'idée que le iPod nano, où l'on voulais illustrer la petitesse de l'objet, pourquoi pas utiliser un mot qui illustre la minceur du portable ? MacBook thin ? Pourquoi pas, à mon sens ça sonne beaucoup mieux.

Et franchement, c'est vraiment débile de payer 20$ pour des applications supplémentaires du iPod touch, quand ils sont de facto sur le iPhone et que de toute façon on peut obtenir gratuitement (sauf peut-être Maps avec location).

publié par elbaid le 16 janvier 2008 12:09 | 219 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

La perte du français à Montréal

U
ne nouvelle est sortie il y a quelques mois auparavant. Il semble que l'anglais est utilisé par plus de 50 % des montréalais maintenant. Le français est passé en dessous la barre de la majorité. Et maintenant, un article du Journal de Montréal qui a fait une enquête sur les employeurs et l'anglais. La question est : étant unilingue anglophone, mes chances de trouver un emploi (avec un contact avec le public) est-il bon ? La réponse : oui. Très bonnes même.

Pour une ville qui se dit francophone, la deuxième même après Paris, la problématique est grande. Je ne suis certainement pas pour l'unilinguisme français. Je pense réellement qu'une personne qui apprend une deuxième, une troisième, etc, permet de s'enrichir. Et ça ne peut qu'aider. Des entreprises multinationnales sont attirées à Montréal parce qu'il y a un grand bassin de candidats bilingues et trilingues. Mais, ce que je trouve dommage, et vous comprennez, c'est de parler d'autres langues en perdant le français.

Ou bien que les anglophones, qui s'établissent ici pour travailler, ne prennent pas le temps d'apprendre une base du français. C'est comme nous dire qu'on est pas assez intéressants pour nous écouter ou pour nous parler. C'est se foutre complètement de la culture québécoise. C'est manquer d'ouverture. L'affaire Koivu, franchement, depuis le temps qu'on en parle et depuis le temps qu'il est dans l'équipe du Canadien, il aurait pu facilement prendre quelques cours de français. Au moins pour dire quelques mots. Déjà les joueurs de hockey n'ont pas un grand vocabulaire, ça n'aurait pas été difficile.

Pour nous, l'échelle linguistique (si je peux dire) pour parler de majorité, c'est la province. En la province de Québec, nous sommes français, donc nous parlons français. Pour les anglophones, l'échelle est nationale, c'est-à-dire du point de vue canadien. Et à cette échelle, la majorité est anglophone, donc on parle anglais. C'est une façon de voir les choses. Je la vois différemment, au sens où même si un petit village d'irrésistibles parle majoritairement une autre langue que la province ou le pays, si on veut y aller, par visite ou en permanence, je crois qu'il faudra apprendre cette langue très locale.

La question de la langue, c'est un débat éternel. Depuis des décennies qu'on en parle et rien ne semble se régler. Vous connaissez peut-être la solution...

publié par elbaid le 14 janvier 2008 17:02 | 423 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

La cyberintimidation (bis)

J
'avais écrit un petit billet sur la cyberintimidation, il y a quelques temps. Je n'imaginais pas que ce genre de pratique pouvait mener les victimes au suicide. C'est quand même inquiétant quand on y pense. Le pire, si je peux dire (parce que le suicide c'est quand même très grave), c'est que parfois la cyberintimidation est pratiquée par des parents !

Sur le site de Cyberpresse, il y a un dossier sur le sujet (avec le lien des autres articles en bas de page), fort intéressant. On y parle des aspects dont j'ai évoqué et de l'exemple d'une mère qui a intimidé une jeune fille parce qu'elle était amoureuse du même garçon que sa fille. Question de jalousie.

Ce qui me consterne, c'est comment des parents, a priori adultes, peuvent en venir à intimider des enfants sur internet. C'est grave. Comme je disais dans le premier billet : derrière un clavier on a du mal à saisir la portée de nos écris sur Internet. Des paroles qu'on aurait pas le courage de dire en pleine face de notre interlocuteur.

Un pensez-y bien si vous vous retrouvez dans cette situation. Que vous soyez le bourreau ou bien la victime. Pour le bourreau ce sont les gestes que vous posez, et qui peuvent mener au suicide, il ne faut pas l'oublier, et pour la victime, ne pas ésiter à en parler.

publié par elbaid le 13 janvier 2008 21:58 | 264 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

La crise du verglas 10 ans plus tard

O
n ne passe pas à côté : dix ans après, c'est le souvenir médiatique qui refait surface. Pour certains, ce fût le malheur. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle « crise ». Mais pour d'autres, ce fût un bon souvenir. Peut-être pour les plus jeunes...

Étant adultes, ce doit être eux, qui en général, on le plus « souffert » de la crise. Ils ont la responsabilité de subvenir aux besoins de la famille. Sans électricité, il faut assurer le chauffage et l'éclairage, l'approvisionnement de nourriture et d'eau. Sans électricité, on se rend rapidement compte comment nous sommes dépendants de l'énergie.

Tandit que les plus jeunes eux, c'est un jeu en continu. Pour eux, c'est la fête : soeurs, frères, cousines, consins, petits amis voisins, tous réunis en un même endroit, pendant plusieurs jours. Au menu ? Cachettes, jeux de société, tags, tiraillages et autres surnoiseries.

Peu importe la situation, je pense que plusieurs en gardent un bon souvenir. On parle souvent de rapprochement (et même d'un mini baby-boom : a-t-il vraiment eu lieu de façon significative ?) et d'entraide. Même si, au quotidien, au plus fort de la crise quelques dérapages ont eu lieu. L'entraide a-t-il lieu qu'à certains niveaux ? Par exemple, au sein d'une famille, il est évident que c'est fort, mais quant est-il quand les ressources se font rares et qu'un inconnu arrive avant nous pour prendre la dernière disponible ? Dans l'inconnu, et probablement en mode « survie », certains traits instinctifs peuvent ressortir.

Une chose est sûre, nous avons appris de cette crise et avons appris à ne pas prendre tout pour acquis. C'est une bonne chose en fait de s'en rappeller.

publié par elbaid le 6 janvier 2008 09:50 | 286 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut

Récupération marketing

C
'est fou quelques fois ce que le marketing, la publicité et toute cette mise en marché peuvent vouloir nous faire gober. L'imagination dans ce domaine ne semble avoir aucune limite.

J'ai en tête cet exemple de la Luneterie NewLook avec ses lentilles « Evolution HD ». C'est tellement n'importe quoi ! D'accord, ils ont un laboratoire numérique pour créer des lentilles personnalisés, mais pourquoi utiliser le terme HD, qui était, jusqu'alors, réservé au monde du vidéo pour High Definition, ou de l'informatique pour Hard drive.

Avec mes lunettes vieilles de deux ans, c'est vraiment chiant, parce qu'elles n'ont que la définition standard (SD), je ne vois que 480 lignes en NTSC (29,97 images/seconde). C'est cheap, je n'ai pas passé au modèle High Def à 1080 lignes progressives ! Encore là, comme pour les télés, j'imagine que le modèle HD est plus cher que le modèle ordinaire ? N'oubliez pas, par la même occasion, de vous procurer le câble HDMI (à 100 $) pour maintenir vos lunettes sur votre nez.

C'est tellement de la récupération qui prend le monde pour des caves et qui mêle les choses !

D'ailleurs, je me demande quelle est la résolution (façon de parler) de la vue humaine. Probablement autant qu"il y a de cônes et de bâtonnets.

publié par elbaid le 3 janvier 2008 22:44 | 236 mots | Commentaires 0 | Permalink | haut


categorie présentation
elbaid
elbaid
Montréal, Québec.
categorie connexion
pseudo:
passe:



S'enregistrer (prend 2 secondes)
categorie recherche

categorie archives
Année 2008
Année 2007
Année 2006
Année 2005
categorie pensée
« '' Aimer quelqu'un qui vous aimes aussi, c'est du narcissisme. ''Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça c'est de l'amour''... Auteur dont je ne me souviens pas du nom Bonne St- Valentin à tous »
--

Envoyée par Mélodya78

Écrire votre propre pensée
categorie lecteur audio

Artiste : JT Bruce
Album : The Dreamer's Paradox
Piste : Plunge Into Hyperreality
Durée : 4m52s
Site web : Jamendo : JT Bruce
Licence : Creative Commons
categorie liens
categorie albums photos
categorie statistiques
Billets : 353
Commentaires : 768
Pages vues : 404989

Syndication RSS
Top Blogues
Tout le monde en blogue
Personal Blogs - Blog Top Sites
Valid XHTML 1.0

   Espaceàlouer.org (6.6.80320.1) développé et maintenu par elbaid. Copyright 2002-2008. Conditions d'utilisation.